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20/01/2014

EN SORTANT LA BRANCHE FAMILLE DE LA SECURITE SOCIALE, C’EST UN RECUL DE 70 ANS QU’IMPOSE AUX SALARIES LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Denis KESSLER, ancien Vice-président du MEDEF déclarait en octobre 2007 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité Sociale, paritarisme…

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! »

SARKOZY et le MEDEF en rêvaient, HOLLANDE l’a fait !

 

En exonérant des cotisations familles les entreprises d’ici à 2017, c’est le début de la fin de la Sécu.

 

Par cette annonce à la conférence de presse du 14 janvier 2014, le Président de la République adopte le plan du patronat de 2007.

Non content de ce cadeau de 36 milliards d’Euros, l’actuel Président du MEDEF, Pierre GATTAZ en rajoute dans une récente déclaration : « La maladie c’est aussi un poste qui pourrait être revu. Le Président de la République a parlé d’abus de la protection sociale. Il a voulu montrer qu’il n’y a pas de dogme. Là, j’ai applaudi, il faut y aller ! » Les cotisations sociales, qu’elles soient dites salariales ou patronales, sont en fait un salaire différé et mutualisé directement prélevé sur la richesse produite, pour financer la protection sociale généralisée. La suppression de cette cotisation dite « patronale » constitue donc « un nouveau hold-up » sur ce salaire différé et mutualisé. République et Socialisme s’oppose, en outre, à la double peine d’une fiscalisation qui, en plus, ferait supporter aux salariés le financement des prestations familiales, dans le cadre du système fiscal actuel, inégalitaire et injuste.

 

La Sécurité Sociale est aujourd’hui menacée de mort.

 

République et Socialisme fait sienne la déclaration d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947 : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité Sociale ne soit rogné. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès. » C’est pourquoi, République et Socialisme s’engage dans le combat pour refaire de la Sécurité Sociale ce que Ambroise CROIZAT avait initié : « Un vrai lieu de solidarité, un rempart contre la souffrance et l’exclusion. »

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