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30/01/2014

Elections prud’homales : République et Socialisme s’adresse aux député(e)s, sénateurs et sénatrices

Logo R&S-FdG Petit.jpgParis, le 25/01/2014

 

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs de la République française,

 

Le Ministre du travail a annoncé, en novembre dernier, vouloir supprimer les élections prud’homales. En cause ? Le montant trop élevé de leur organisation (100 millions d’euros ; les élections régionales de 2010 ayant coûté 136 millions d’euros et les élections européennes de 2009 = 120 millions d’euros) au regard de la participation (25,5% des salariés en 2008).

Alors que les gouvernements successifs n’ont jamais rien entrepris pour promouvoir ces élections ni l’action des conseillers prud’homaux, dont les moyens n’ont jamais été à la hauteur de leurs tâches, une telle considération ne peut justifier la suppression de la dernière élection sociale à l’échelon national, lorsque, dans le même temps, le gouvernement :

- a su consacrer 20 milliards d’euros par an pour le Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi ;

- s’apprête à prendre en charge l’intégralité des cotisations familiales encore payées par les entreprises, soit environ 10 milliards d’euros supplémentaires par an.

 

La démocratie sociale est un des piliers de la République sociale. Les conseils de prud’hommes défendent les droits des salariés, leur légitimité provient de leur élection par leurs pairs. Or le ministre du travail a annoncé vouloir remplacer leur élection par une désignation en fonction de l’audience syndicale, mesurée sur la base des élections professionnelles, dispositif opaque voire douteux : en effet, en plus de se dérouler sur quatre ans pour un renouvellement complet des comités d’entreprise et délégués du personnel, leurs résultats sont transmis sans vérification possible par les directions des ressources humaines, et leur collation se fait sans aucun contrôle possible par le ministère du travail. Ce fonctionnement prête le flanc à nombre d’erreurs voire de truquages à toutes les étapes de la centralisation des résultats. Une désignation des conseillers prud’homaux sur cette base ne peut qu’affaiblir leur légitimité.

Face à l’émotion suscitée dans les rangs des salariés et au sein des partenaires sociaux, le gouvernement a d’ores et déjà commencé à reculer, en repoussant au printemps prochain l’examen du projet de suppression des élections prud’homales.

C’est un premier signe, mais il faut aller plus loin en renonçant purement et simplement à ce projet.

 

C’est votre responsabilité, Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs, que de voter contre la suppression des élections prud’homales.

 

Le Secrétaire Général Lucien JALLAMION

26/01/2014

Jean Jaurès, hier et aujourd'hui

Jaurès.pngA l'initiative de Jean-Pierre Fourré, secrétaire national de République et Socialisme et ancien vice-président de l'Assemblée Nationale, République et Socialisme propose de donner régulièrement la parole à ce grand homme que fut Jean Jaurès, manière de commémorer le centenaire de la disparition du fondateur de la synthèse entre socialisme et république.

Le premier discours de Jean Jaurès soumis à votre attentive lecture est l'un de ses plus marquants, au cours duquel il détaille les raisons de concilier socialisme et république : la volonté d'accomplir l'objectif crédible de l'émancipation des êtres humains, ce sans jamais se renier devant la réalité imposée par le capitalisme.

Pour lire le texte, cliquez ici.

 

2014 sera un temps fort de la mémoire de Jean Jaurès (assassinat le 31 juillet 1914).

De nombreuses initiatives seront prises sur l’ensemble du territoire. La Fondation Jean Jaurès et la Société d’études Jaurèsienne, en particulier, sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos projets.

Jean Pierre Fourré, auteur de « Et si Jaurès était à l’Elysée » (www.jaurescandidat2012.com) effectue une tournée de conférences – débats sur le territoire ;

Pour le joindre : jpfourre@gmail.com.

Les Editions de Matignon publient durant l’année 2014 six brochures de textes et discours de Jean Jaurès. www.editionsdematignon.com

20/01/2014

EN SORTANT LA BRANCHE FAMILLE DE LA SECURITE SOCIALE, C’EST UN RECUL DE 70 ANS QU’IMPOSE AUX SALARIES LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Denis KESSLER, ancien Vice-président du MEDEF déclarait en octobre 2007 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité Sociale, paritarisme…

A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! »

SARKOZY et le MEDEF en rêvaient, HOLLANDE l’a fait !

 

En exonérant des cotisations familles les entreprises d’ici à 2017, c’est le début de la fin de la Sécu.

 

Par cette annonce à la conférence de presse du 14 janvier 2014, le Président de la République adopte le plan du patronat de 2007.

Non content de ce cadeau de 36 milliards d’Euros, l’actuel Président du MEDEF, Pierre GATTAZ en rajoute dans une récente déclaration : « La maladie c’est aussi un poste qui pourrait être revu. Le Président de la République a parlé d’abus de la protection sociale. Il a voulu montrer qu’il n’y a pas de dogme. Là, j’ai applaudi, il faut y aller ! » Les cotisations sociales, qu’elles soient dites salariales ou patronales, sont en fait un salaire différé et mutualisé directement prélevé sur la richesse produite, pour financer la protection sociale généralisée. La suppression de cette cotisation dite « patronale » constitue donc « un nouveau hold-up » sur ce salaire différé et mutualisé. République et Socialisme s’oppose, en outre, à la double peine d’une fiscalisation qui, en plus, ferait supporter aux salariés le financement des prestations familiales, dans le cadre du système fiscal actuel, inégalitaire et injuste.

 

La Sécurité Sociale est aujourd’hui menacée de mort.

 

République et Socialisme fait sienne la déclaration d’Ambroise CROIZAT Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947 : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité Sociale ne soit rogné. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès. » C’est pourquoi, République et Socialisme s’engage dans le combat pour refaire de la Sécurité Sociale ce que Ambroise CROIZAT avait initié : « Un vrai lieu de solidarité, un rempart contre la souffrance et l’exclusion. »

08/01/2014

Va-t-on laisser le ministère du travail supprimer les élections prud'homales ? Un recul de la démocratie sociale !

Tribune de Lucien Jallamion, secrétaire général de République et Socialisme, dans L'Humanité du 7 janvier 2014.

 

Tribune Lucien Jallamion élections prud'homales.png