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31/07/2014

Il y a 100 ans mourait Jaurès

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès périssait de la balle tirée par Raoul Villain. Sa disparition, alors que les tensions se faisaient plus fortes que jamais en Europe et que le grand militant de l'unité socialiste tentait une solution de la dernière chance pour éviter le pire, précipita la guerre.

Mais si fortes que furent les convictions pacifistes de Jean Jaurès, l'y réduire serait une trahison. Jaurès, c'était cela, et bien d'autres choses encore !

 

C'est pourquoi, pour célébrer le 100ème anniversaire de son assassinat, le blog de République et Socialisme 77 partage cette vidéo de notre camarade Jean-Pierre Fourré incarnant Jaurès pour son Discours à la jeunesse, prononcé à Albi le 30 juillet 1903.

 

28/07/2014

10 thermidor : il y a 220 ans les félons exécutaient sans jugement Robespierre et 104 autres révolutionnaires

Nous sommes aujourd'hui le 28 juillet 2014. Suivant la conception classique du calendrier républicain, nous sommes le 10 thermidor an 222. Il y a 220 ans avait lieu le premier d'une longue série de coups d'états institutionnels qui conduisirent la République vers la dictature militaire de Bonaparte puis l'établissement monarchique de l'Empire. Ce que l'historiographie a pris l'habitude de nommer "la chute de Robespierre" a inauguré une ère sombre dans l'histoire de France, une réaction comme on n'en avait jamais observé depuis le début de la Révolution, et dont les marques malheureusement demeurent encore présentes aujourd'hui.

Car si l'histoire officielle s'est rangée aux opinions des thermidoriens, transformant Robespierre en un tyran, en faisant le "Cromwell français", lui imputant la Terreur, elle-même dépeinte comme une abjection, l'idéologie dominante en a de même repris plusieurs de ses fondamentaux. C'est en effet durant cette période de brusque reflux de la vague démocratique qui jusqu'ici avait balayé tous les obstacles dressés sur sa route que se sont imposées des conceptions qui, aujourd'hui encore, gouvernent les consciences et la société toute entière. C'est sous l'égide des réactionnaires thermidoriens que fut érigée l'économie au rang de valeur inaliénable, que fut naturalisée l'inégalité entre hommes et femmes, que naquirent les premières théories racistes, que fut créée la distinction entre souveraineté populaire et souveraineté nationale, que furent vouées aux gémonies les modalités de délibération populaire collective, et tant d'autres choses qui constituent le noyau dur de l'idéologie dominante qui règne actuellement. Le capitalisme à peine naissant s'est développé et épanoui sur ces fondements, il a accru encore les inégalités sociales, il s'est appuyé sur les divisions des travailleurs pour en pousser l'exploitation à son paroxysme.

Rien que du fait que ceux qui le firent exécuter étaient les pires canailles qu'on puisse imaginer, on pourrait rendre justice à Robespierre. Mais sa valeur ne se limita pas qu'à ne pas être une canaille. Les idées mêmes qu'il défendit avec vigueur et sans faiblir durant sa courte existence politique méritent d'être saluées et qu'on persiste à s'y référer malgré l'opprobre imposée par les héritiers de ses ennemis. Son opposition résolue à la peine de mort, sa défense intransigeante du suffrage universel, son opposition irréductible à toute guerre d'agression, sa volonté intraitable de faire triompher le droit sur l'arbitraire, son refus de la résignation à l'ordre établi, tout cela fait de Maximilien Robespierre un grand républicain, digne d'éloge. Il était de plus d'un patriotisme ardent, refusant tout défaitisme même face à la perspective d'un danger imminent, et à l'heure du péril il répondit toujours présent.

Mais plus encore, il fut également un socialiste avant l'heure. Liant étroitement démocratie et émancipation, il professait des idées certes simples aujourd'hui mais qui étaient alors proprement révolutionnaires et qui inspirèrent pendant des décennies les premiers penseurs du socialisme du siècle suivant.

 

Dès son exécution, Robespierre était plus que lui-même. Il était devenu le symbole, l'étendard d'une cause dont les figures étaient multiples. Y sont indissociablement mêlés ceux qui périrent à ses côtés, mais également toutes celles et ceux qui, sans avoir pris part aux événements des 9 et 10 thermidor, reprirent après lui le flambeau, des insurgés du 1er prairial an III (20 mai 1795) à la Conjuration des Égaux de Babeuf et ses camarades, sans oublier toutes les révoltes anonymes qui furent broyées par la brutalité de la réaction, une brutalité sans commune mesure avec celle de la Terreur, mais qui se fit loin des lumières, sans jugements ni condamnations, toujours de manière sommaire et invisible. C'est dans la répression qu'est véritablement né le robespierrisme. Liant pour une même cause des mouvements divers, la répression donna à tous les révoltés un destin commun.

Et si la référence robespierriste a pu se faire discrète après les années 1830, elle n'a jamais disparu, toujours elle est demeurée, car toujours il s'est trouvé des républicains socialistes pour la ramener. Car au fond, le robespierrisme, c'est la lutte pour la République sociale. A l'heure où un gouvernement issu des rangs de la gauche s'attache à détruire et la République et le socialisme, l'affirmation de notre attachement à Robespierre, à ce qu'il fut autant qu'à ce qu'il représente, est une nécessité.

 

Alexis Martinez, République et Socialisme 77

27/07/2014

Olivier Favereau : "personne n'est propriétaire d'une entreprise !"

Interrogé par Xerfi Precepta, département du groupe Xerfi, institut d'analyse économique, consacré à l'analyse des stratégies entrepreneuriales, Olivier Favereau, co-directeur du département Économie, Homme, Société du Collège des Bernardins (Académie Catholique de France), aborde la notion de la propriété de l'entreprise, intimement liée à la nature même de l'entreprise. S'agit-il d'une propriété ? Si c'est le cas, est-elle la propriété de ses actionnaires ? De sa direction ? D'autres associés ? Et si ce n'est pas le cas, s'agit-il d'un collectif de travail ? Les détenteurs de capital sont-ils légitimes à décider des orientations stratégiques des entreprises ?

D'un point de vue qui est celui du christianisme social, M. Favereau rejoint un certain nombre de considérations développées dans une autre perspective, celle du socialisme. La question de la propriété privée des moyens de production n'est pas, contrairement à ce que postule l'idéologie dominante, tombée en désuétude, et la pertinence de sa remise en cause demeure d'actualité.

 

24/07/2014

RÉsistance SOciale n°128 - Juillet/Août 2014

Voici le numéro 128 du bulletin RÉsistance SOciale.
 

21/07/2014

Amplifier la solidarité avec le peuple palestinien, Défendre le droit de manifester

Communiqué du Front de gauche

Ce week-end, la guerre engagée par le gouvernement israélien a franchi un pallier supplémentaire dans l’horreur. Il faut en finir avec cet engrenage meurtrier, ce qui suppose un arrêt immédiat des bombardements et le retrait des troupes israéliennes déployées dans Gaza.

Plus largement, il est grand temps de mettre un terme au blocus qui asphyxie Gaza depuis 7 ans, de libérer les prisonniers palestiniens, d’en finir avec la colonisation et de démanteler les colonies existantes en territoires occupés.

Israël doit enfin se conformer au droit international dans le cadre des résolutions des Nations Unies. Une paix juste et durable suppose l’existence de deux états dont un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

Dès aujourd’hui, la France devrait œuvrer à sanctionner durement le gouvernement Israélien en commençant par mettre tout son poids dans la balance pour que l’Union européenne suspende son accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays.

Malheureusement, le gouvernement français n’en prend pas le chemin. Au contraire, le président de la République, son premier ministre et sa diplomatie apportent leur soutien à l’agression israélienne. C’est d'autant plus inacceptable que François Hollande s'était engagé en 2012, à agir pour favoriser la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine, à soutenir la reconnaissance internationale de l'Etat Palestinien (engagement 59 du candidat François Hollande).

Le Front de gauche dénonce également la décision du gouvernement Valls qui a conduit à l'interdiction de la manifestation de samedi 19 juillet à Paris au motif d'incidents intervenus le dimanche précédant dont l'origine ainsi que le rôle de la Ligue de Défense Juive donnent lieu à des versions contradictoires.

Cette interdiction constitue une atteinte intolérable au droit de manifester ; elle témoigne aussi du choix du Premier Ministre d'une stratégie de la tension qui est insupportable car potentiellement dangereuse pour le débat et la démocratie!

Dans de nombreuses régions comme dans les grandes villes européennes, les manifestations se sont déroulées avec des cortèges massifs et sans heurts. Ce qui confirme que l’interdiction de manifester et le dispositif policier et sécuritaire déployé sont à l'origine des tensions.

Le Front de Gauche participera aux prochaines manifestations prévues en solidarité avec le peuple palestinien et appelle à la poursuite de la mobilisation et à son renforcement car il y urgence !

Le Front de Gauche – le lundi 21 juillet 2014

19/07/2014

Intervention de Lucien Jallamion aux Journées de Bellerive + intégralité des Journées

Invité au "rassemblement pour un sursaut des socialistes et de la gauche" organisé à l'initiative de plusieurs courants du Parti Socialiste (Maintenant La Gauche, Oser plus loin plus vite, Un monde d'avance, Les socialistes affligés, Socialistes contre l'austérité, Nouvelle voie socialiste et Démocratie et Socialisme), Lucien Jallamion, secrétaire général de République et Socialisme s'est exprimé le 21 juin sur les recompositions à gauche et en particulier les convergences qui peuvent naître entre le Front de Gauche et certaines sensibilités du Parti Socialiste, sur la base de diagnostics communs et avec à cœur de fournir aux luttes un débouché politique. Voici son intervention :


Intervention de Lucien Jallamion aux journées... par republiqueetsocialisme

 

L'intégralité des Journées de Bellerive :

 

Samedi matin : débat sur la réforme territoriale


Bellerive 2014 - La réforme territoriale Partie... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - La réforme territoriale Partie... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - La réforme territoriale Partie... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - La réforme territoriale Partie... par 2014bellerive


2014 Bellerive - La réforme territoriale Partie... par 2014bellerive

 

 

Samedi après-midi : débat sur l'état du PS et de la gauche


Bellerive 2014 - Débat sur l'état du PS et de... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Débat sur l'état du PS et de... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Débat sur l'état du PS et de... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Débat sur l'état du PS et de... par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Débat sur l'état du PS et de... par 2014bellerive

 

 

Dimanche matin : synthèse


Bellerive 2014 - Synthèse finale 1/4 par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Synthèse finale 2/4 par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Synthèse finale 3/4 par 2014bellerive


Bellerive 2014 - Synthèse finale 4/4 par 2014bellerivePowered by Dailymotio