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23/09/2014

Après la Fête de L'Huma

Comme chaque année, la Fête de L'Humanité a été l'occasion pour les militants et sympathisants de la gauche qui ne se résigne pas à l'ordre établi et à la victoire du libéralisme de se réunir et de manifester sa vivacité et sa détermination. Comme tous les ans depuis sa création, République et Socialisme y avait son stand. L'occasion pour celles et ceux d'entre nous qui ont pu venir d'assister et de prendre part à des débats riches et intéressants, de retrouver des camarades et amis de longue date, et de nous faire connaître.

Les deux conférences que nous avons organisées samedi et dimanche après-midi ont attiré respectivement une quinzaine et une dizaine de personnes, un succès certes modeste mais bien réel pour notre organisation.

 

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Lucien Jallamion, Philippe Reig, Luc Schaffauseur, Alexis Martinez et Jean-Noël Gramling au stand de R&S le vendredi après-midi.

Intervention de Lucien Jallamion lors de l'inauguration du stand du Front de Gauche 2.jpgIntervention de Lucien Jallamion lors de l'inauguration du stand du Front de Gauche.jpg
Intervention de Lucien lors de l'inauguration du stand du Front de Gauche.

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Tractage devant le stand pour la conférence de Jean-Pierre Fourré du samedi, consacrée à l'actualité de Jaurès aujourd'hui.

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À peine arrivé sur le stand, Jean-Pierre Fourré fidèle au poste.

Jean-Pierre Fourré, Alexis Martinez, Olivier Alonso et Jean-Noël Gramling au stand.jpg
Le stand de R&S.

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Marinette Bache et Philippe Reig.

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Pendant la conférence de Jean-Pierre Fourré.

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Pendant la conférence de Luc Schaffauser, consacrée à la question du mouvement social et de ses débouchés politiques.

22/09/2014

Contre “l'hôstérité”, c'est nous toutes et tous, personnels, malades et citoyens, qui sommes concernés et devons nous mobiliser.

Paris, le 18 septembre 2014

Communiqué du front de gauche

Le Front de Gauche appelle à se joindre au rassemblement du 23 septembre 2014 à 11h devant le Ministère de la Santé.

Alors que les fermetures de services se multiplient, que les manques de moyens deviennent chroniques, que les réductions de personnels empêchent de plus en plus l'accès aux soins, le prochain budget de la Sécurité Sociale prévoit une nouvelle saignée dans le service public de la santé. Il s'agit de faire 21 milliards d'euros d'économies sur la santé, l’hôpital public et la Sécurité Sociale !

L'accès aux soins est déjà profondément inégalitaire, il est problématique pour la grande majorité de nos concitoyens, que ce soit en milieu rural ou urbain. S'agissant de l'accès au soin, de la qualité du service, de l'accueil des malades, c'est l'humain qui doit prévaloir dans nos hôpitaux et nos maternités, pas les coupes budgétaires ni les perspectives de profit.

Les malades ne sont pas des fauteurs de déficit, mais des personnes qui ont le droit de recevoir des soins appropriés. La Sécurité Sociale n'est pas un luxe onéreux, mais une nécessité. Les personnels de santé ne sont pas un coût, mais des professionnels qui ont besoin de conditions de travail dignes.

C'est pourquoi le Front de Gauche s'associe et appelle au rassemblement du 23 septembre 2014 à 11h devant le Ministère de la Santé initié par la Convergence des hôpitaux en lutte contre “l'hôstérité”.

21/09/2014

Fête de la Commune 2014

 

L'association des Amis de la Commune organise l'édition 2014 de la Fête de la Commune.

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Pendant deux mois, la Commune a porté les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité à travers l’émergence du droit du travail et du droit au travail, l’école laïque, gratuite pour tous, la séparation de l’église et de l’État, la défense de l’intérêt général par l’extension des services publics, la reconnaissance de la citoyenneté aux étrangers et des avancées significatives vers l’égalité salariale des femmes et des hommes.

En 72 jours, la Commune a créé la plus authentique démocratie qui ait jamais existé à travers le monde. Une démocratie avec des élus responsables et révocables, s’ils ne tiennent pas leurs engagements. Ils sont sans cesse contrôlés par l’opinion : c’est le gouvernement du peuple par le peuple, pour le peuple.

Et si nous avons à tracer nos propres chemins, il n’est pas vrai que l’exemple de la Commune soit aujourd’hui périmé. Ce que le peuple a voulu et réalisé en 1871, reste d’une grande actualité en 2014.

 

20/09/2014

Il y a 222 ans, Valmy : vive la Nation !

Parmi les dates fondatrices de l'idéal républicain, il y en a peu qui aient autant d'impact et de sens que celles des 20, 21 et 22 septembre 1792. La victoire de Valmy, première victoire française depuis le début de l'invasion de la France par la coalition austro-prusienne, a eu lieu la veille de la réunion de la Convention Nationale, qui a aboli la royauté le 21 et proclamé la République le 22.

Cet événement inaugura une nouvelle période pour la France et les Français, l'appartenance au corps national prenant le pas sur les fidélités de personne de l'Ancien Régime, tandis que la République, proclamée une et indivisible, accomplissait vaille que vaille l'émancipation du peuple. Le cri de "vive la Nation !", jusque là associé à la sédition, devenait le cri de ralliement des citoyens luttant pour la liberté, l'égalité et la fraternité.

 

La bataille de Valmy est le symbole de ce moment où le peuple, jusque là l'oublié de l'histoire, conscient de sa propre existence et de sa force, est devenu la Nation et a balayé les reliquats de l'ancien monde. "L'armée des savetiers" que raillaient les aristocrates a vaincu l'armée de ceux qui entendaient mettre les Français au pas pour avoir conquis leur liberté en chassant du trône Louis le dernier.

L'irruption du peuple en politique, hors des cantonnements aux rôles subalternes que les autoritarismes de tous poil ne cessent de lui assigner, est une lame de fond irrésistible. Aujourd'hui, alors que nous vivons une période de profond mépris du peuple de la part de responsables publics se prenant pour des dirigeants, alors qu'une nouvelle aristocratie de l'expertise et de la richesse défend à toutes forces les instruments de sa domination, alors que notre régime prétendument républicain fait chaque jour la démonstration de son caractère monarchique et autoritaire, un sursaut du peuple est plus que jamais nécessaire.

 

Que le cri de ralliement "vive la Nation !" redevienne le nôtre, il n'a rien perdu de son actualité.

 

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17/09/2014

Vote de confiance : Valls dispose d'une majorité fragile et d'une légitimité en morceaux !

Finalement, malgré la proximité du vote du budget, Manuel Valls avait décidé d'un discours de politique générale hier mardi 16 septembre. Probablement conçu comme un moyen d'asseoir son autorité par rapport aux éléments critiques de la majorité parlementaire, ce rendez-vous institutionnel a donné lieu à d'innombrables spéculations et à un tir de barrage considérable contre les "frondeurs" du PS, ces députés critiques de la majorité qui réunissent la poignée de députés de l'aile gauche du PS mais aussi une grande majorité de députés PS qui n'en sont absolument pas issus. Voir ces derniers assimilés à l'aile gauche à quelque chose de comique, surtout quand on prend en considération le fait que certains d'entre eux, en 2010 et 2011, étaient de fervents soutiens de Dominique Strauss-Khan, de Martine Aubry, de Ségolène Royal, voire de François Hollande !

Qu'importe, c'est le jeu médiatique, les journalistes et commentateurs ne rendent jamais fidèlement compte des rapports de force et des batailles politiques, qu'elles soient internes ou externes. Reste que la critique de l'orientation politique gouvernementale a permis que soient noués des contacts entre des chapelles du PS extrêmement disparates, ainsi qu'entre ces secteurs critiques du PS et des forces de gauche extérieures au PS, qu'elles soient parties prenantes ou non de la majorité parlementaire. L'événement a une grande portée, il préfigure des recompositions qui peuvent permettre qu'émerge une vraie perspective alternative à gauche, mettant à mal la culture de la fidélité personnelle au président et au premier ministre, autoritarisme inhérent aux institutions du régime de 1958 et renforcé par tout un tas de procédures et de dispositifs, dont le plus pernicieux est probablement le "parlementarisme rationalisé", qui laisse la haute main à l'exécutif.
Les "frondeurs" et les autres secteurs critiques de la majorité ne permettront à eux seuls d'en finir avec ces procédures et ces dispositifs, mais ils peuvent apporter une contribution décisive à leur démantèlement.

En réponse à cette aspiration exprimée plus ou moins ouvertement en même temps que la réclamation d'une inflexion, voire d'une réorientation, de la ligne politique gouvernementale, le premier ministre a fait le choix du roulage des mécaniques. Les coups de menton médiatiques n'ont pourtant pas suffit à faire taire les critiques, bien au contraire. C'est l'un après l'autre que plusieurs secteurs de la majorité ont fait savoir qu'ils ne voteraient pas la confiance. Les 17 députés d'Europe Écologie Les Verts, les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen, le député du Mouvement Unitaire Progressiste, tous partis membres de la majorité parlementaire et soutiens du gouvernement, ont successivement annoncé leur décision de s'abstenir, décision qu'ils ont honorée et à laquelle ils se sont tenus. Mais l'enjeu principal, évidemment, était de savoir combien de députés PS iraient à la "fronde".
Comme EELV, le MRC et le MUP, les "frondeurs" ont annoncé leur intention de s'abstenir, sans pour autant pouvoir préciser leur nombre. Lors du précédent vote de confiance, ils n'avaient été que 11, quasi tous issus de la seule aile gauche, seul un député du courant La Gauche Durable ayant rejoint une dizaine de députés de l'aile gauche dans l'abstention. A présent, l'intention de s'abstenir avait été manifestée par des députés non issus de l'aile gauche, des socio-démocrates bon teint n'ayant jamais eu de prétention, encore moins de velléité, à un quelconque comportement subversif envers la majorité et l'exécutif. Cela laissait augurer que le nombre de députés abstentionnistes du PS serait sensiblement plus important que la fois précédente.


Mais combien ? A une vingtaine, Manuel Valls l'emportait symboliquement. Il n'obtenait certes pas la majorité absolue de 290 sièges, mais pas suffisamment peu pour que ce soit dommageable. Surtout, plus de la moitié des opposants au Pacte de Responsabilité au sein des députés PS seraient rentrés dans le rang. Les prévisions des commentateurs médiatiques mentionnaient le nombre maximum de 25 députés PS "frondeurs", et au moment même du vote, on a vu des journalistes répéter en boucle que plusieurs "frondeurs" potentiels avaient changé d'avis suite au discours du premier ministre. Un discours pourtant peu susceptible de convaincre qui que ce soit, Manuel Valls ayant pour ainsi dire fait le minimum syndical pour défendre son orientation sans chercher à aller au-delà ni esquisser le moindre soupçon de remise en cause.
Ce qui ressortait du traitement médiatique de la journée d'hier avant le vote était pourtant l'impression que les "frondeurs" allaient échouer, qu'ils seraient à peine une vingtaine à s'abstenir et que le gouvernement Valls ne serait aucunement mis en difficulté pour la suite des événements, le vote du budget et les mesures phares qu'il a promues. La pièce de théâtre jouée avec Pierre Gattaz avait, à en croire les commentateurs bien informés, atteint son but. En repoussant les exigences caricaturales formulées le matin même par le président du MEDEF, Manuel Valls aurait réussi à se parer d'une virginale apparence de gauche.

Pourtant, ça a été l'échec. 28 abstentions de députés PS, un vote contre (un député du courant Maintenant La Gauche, qui siège dans le groupe RRDP dominé par les radicaux de gauche). C'est plus que les estimations maximales formulées par les commentateurs bien informés. Cela porte le nombre de députés de la majorité qui ont refusé la confiance au nombre, totalement inédit, de 55.

 

Certes, le gouvernement a obtenu la confiance. En même temps, vu le contexte institutionnel, il aurait été singulièrement étonnant qu'il ne l'obtienne pas, même si un tel précédent eût pu provoquer une évolution des pratiques institutionnelles fort bienvenue. Mais avec 268 voix seulement, à 22 voix de la majorité absolue. Jamais une majorité relative n'a été aussi étroite. Le gouvernement est fragilisé, sa légitimité est en morceaux. Pire encore : cette majorité fragile ne repose que sur les radicaux de gauche et la dizaine de députés PS dissidents qui avaient été élus contre les candidats investis par le PS en 2012 !

 

Nous n'en sommes pas encore au bout, même pas à mi-chemin. Reste encore un long chemin à parcourir d'ici la fin du quinquennat. Et pourtant l'exécutif est d'ores et déjà essoufflé. Il ne tient que par les mécanismes pervers de ce régime qui lui donnent une prise insupportable sur le législatif.
Peut-il tenir deux ans et demi ainsi ? A nous de faire en sorte que ce ne soit pas le cas. Les mobilisations doivent exister et gagner en ampleur. La bataille parlementaire a ses armes et ses logiques, la lutte sociale a les siennes propres. Pourtant les deux peuvent et doivent s'articuler si nous voulons aboutir à une alternative.

 

Alexis Martinez, République et Socialisme 77

 

Détail des votes des députés sur la confiance :

  • Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) : 252 pour, 31 abstentions, 5 députés n'ayant pas pris part au vote
    - députés PS et apparentés : 242 pour, 28 abstentions, 4 députés n'ayant pas pris part au vote (président de l'Assemblée Nationale + 3 membres du gouvernement non encore remplacés par leurs suppléants)
    - députés MRC : 3 abstentions
    - députés Parti Progressiste Martiniquais : 1 pour
    - députés A Gauche En Guyanne : 1 député n'ayant pas pris part au vote (membre du gouvernement non encore remplacé par son suppléant)
    - députés PS dissidents : 9 pour

  • Groupe UMP : 198 contre, 1 député n'ayant pas pris part au vote
  • Groupe UDI : 27 contre, 3 députés n'ayant pas pris part au vote
  • Groupe Écologiste : 1 contre, 17 abstentions
    - députés EELV : 17 abstentions
    - députés Nouvelle Donne : 1 contre
  • Groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste (RRDP) : 13 pour, 1 contre, 3 abstentions
    - députés PRG : 10 pour, 1 abstention
    - députés PS : 1 pour, 1 contre
    - députés MUP : 1 abstention
    - députés Guadeloupe Unie, Socialisme et Réalités : 1 pour
    - députés divers gauche : 1 pour, 1 abstention
  • Groupe Gauche Démocrate et Républicaine : 2 pour, 11 contre, 2 abstentions
    - députés PCF (Front de Gauche) : 7 contre
    - députés FASE (Front de Gauche) : 2 contre
    - députés DVG (Front de Gauche) : 1 contre
    - députés Mouvement Indépendantiste Martiniquais : 1 contre, 1 abstention
    - députés Mouvement Pour la Réunion : 1 abstention
    - députés Parti Socialiste Guyannais : 1 pour
    - députés Rassemblement Démocratique Martiniquais : 1 pour
  • Députés non inscrits : 1 pour, 6 contre, 2 députés n'ayant pas pris part au vote
    - députés FN : 1 contre
    - députés Rassemblement Bleu Marine : 1 contre
    - députés Mouvement Pour la France : 1 contre
    - députés Debout La République : 1 contre
    - députés Centre National des Indépendants et Paysans : 1 contre
    - députés Ligue du Sud : 1 contre
    - députés MoDem : 1 député n'ayant pas pris part au vote
    - députés PS : 1 député n'ayant pas pris part au vote
    - députés PS dissident : 1 pour

 

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08/09/2014

République et Socialisme à la Fête de L'Humanité les 12, 13 et 14 septembre

République et Socialisme sera présent à la Fête de L'Humanité les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre 2014.

 

Nous vous accueillerons dans notre stand, le numéro 540, situé dans l'avenue Auguste-Delaune, dans l'allée face à l'entrée principale, entre le Forum Social et l'Agora de L'Humanité.

 

Au programme : débats, discussions, vente de livres, café, etc, ainsi que deux conférences :

  • samedi, notre camarade Jean-Pierre Fourré, ancien député et auteur de Et si Jaurès était à l'Élysée ?, donnera une conférence consacrée à l'actualité de la pensée jaurésienne aujourd'hui, axée autour de quatre thèmes principaux : l'éveil des peuples, la République et la démocratie, la laïcité, et l'enseignement.
  • dimanche, notre camarade Luc Schaffauser, secrétaire fédéral CGT du Val d'Oise et secrétaire de la COFICT, donnera une conférence consacrée au mouvement social et à son débouché politique.

 

Nous vous attendons nombreux à ces deux événements !

 

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