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31/12/2014

Meilleurs voeux pour 2015

L'année 2014 n'a pas été marquée, pour la majorité des Françaises et les Français, par de grandes avancées ni améliorations de leur condition ; bien plutôt par un accroissement des inégalités, une progression de la pauvreté et du chômage, et la poursuite du démantèlement des services publics et de la protection sociale. Hélas, 2015, même pas encore amorcée, s'annonce déjà dans la continuité des années précédentes. Nos combats d'hier devront être repris, poursuivis, approfondis, amplifiés et intensifiés. Nous serons au rendez-vous, et nous ne seront pas seuls.

Néanmoins, alors que s'acheminent les dernières heures de 2014, les militants seine-et-marnais de République et Socialisme vous présentent ainsi qu'à vos proches leurs meilleurs vœux pour l'année 2015. En ces jours, pouvoir passer un peu de temps en compagnie de ceux qui nous sont chers est primordial.

Tous nos vœux pour 2015 !

20/12/2014

Déclaration du Front de Gauche sur les élections départementales

Logo FdG RVB.pngLe 17 décembre 2014

 

Les élections départementales de mars 2015 seront un test politique important.

Elles interviendront dans un contexte d'aggravation de la politique libérale conduite par le président de la République et son gouvernement, une politique au service du MEDEF dont  le cours autoritaire face aux luttes populaires renforce le discrédit sans précédent de l’exécutif.

La crise politique s’aggrave de jour en jour, la base sociale du président et de son premier ministre ne cesse de se réduire. Ce pouvoir est aujourd'hui minoritaire dans le cœur de celles et ceux qui restent attachés aux valeurs de la gauche. Minoritaire dans le peuple, sans majorité absolue à l’Assemblée Nationale, battu au Sénat, l’exécutif n’a pas la légitimité pour appliquer une politique, contraire à ses engagements électoraux, qui divise et décourage le monde du travail, les classes populaires et la jeunesse.

Cette crise politique est désormais une crise de régime, celle de cette monarchie présidentielle qu’est la 5ème République.

Pour les populations déjà durement éprouvées, les conséquences sont très lourdes. Les départements sont en effet un maillon essentiel des politiques publiques dans notre pays. Avec 72 milliards d'euros de dépenses chaque année, ils gèrent notamment toutes les politiques sociales : assistantes sociales, versement des allocations de solidarité (RSA, APA, PCH, ...), placement et suivi des mineurs étrangers, politiques en direction de l'enfance en danger, PMI, etc...

Cette situation est d’autant plus dangereuse qu’elle ouvre la voie au retour d'une droite confortée dans ses choix réactionnaires ; elle permet au Front national en masquant ses véritables objectifs, de se présenter comme une alternative.

Le Front de gauche s'oppose à la fois  à la politique d’austérité menée par le gouvernement et à l’offensive de la droite et de l'extrême droite.

En dépit de multiples protestations, l'existence même des départements  est menacée.  Manuel Valls  passe en force.

Pourtant  le nouveau découpage des cantons est l'objet de nombreux recours auprès de la justice, le sort réservé aux départements en liaison avec la mise en place des métropoles n'est pas connu et les compétences  des conseillers départementaux n'ont pas encore été clarifiées. 

La réforme territoriale mise en place cherche uniquement à répondre aux impératifs sans fin de compétitivité des grandes entreprises, par la mise en concurrence des territoires, l'éloignement des citoyennes et des citoyens de leurs élu-e-s, la mise en cause des services publics pour  préparer leur externalisation et le transfert de tout ce qui est rentable pour satisfaire aux exigences financières des groupes privés. Elle rompt avec les principes républicains d'égalité et de solidarité territoriale. Le soi-disant « choc de simplification » est une recentralisation qui se fait au détriment du bien commun que constitue la démocratie locale. Il s’agit en réalité d’un processus « dé-constituant » qui mine toujours plus la souveraineté populaire.

Cette réforme s'inscrit dans le cadre des politiques d'austérité qui cherchent à soumettre toute l’Union européenne aux exigences des marchés. Les collectivités territoriales sont sommées de réduire leurs dépenses et leurs effectifs, condamnées à voir leurs dotations drastiquement réduites alors qu'elles assurent 70% de l'investissement public et jouent un rôle indispensable en période de crise pour les populations.

Déjà des coupes budgétaires touchent de nombreux secteurs. Le financement des associations, les politiques culturelles et sportives sont remises en cause.

En supprimant « l’entrave à la concurrence » que constitue la clause de compétence générale des collectivités, le gouvernement est cohérent : il s’inscrit dans le cadre de la négociation du Grand Marché Transatlantique (TAFTA).

Il faut ouvrir une autre voie.

Le FdG veut être un outil au service de cet objectif.

Le Front de gauche appelle à susciter la plus large implication citoyenne possible, bien au delà des partis politiques,  de celles et ceux qui opposent la nécessité de politiques alternatives aux choix de ce gouvernement, qu’il s’agisse de syndicalistes, de personnalités de la vie associative ou de simples citoyen-ne-s engagé-e-s.

Mobilisons-nous pour sauvegarder et promouvoir les politiques publiques de solidarité que nos élu-e-s  se sont efforcé-e-s de mettre en œuvre dans de très nombreux territoires, pour faire échec aux politiques d'austérité et à la réforme territoriale.

Mobilisons-nous pour développer une démocratie de proximité, ajustée aux besoins et à l'expérience des citoyens.

Nous les appelons à ne pas traduire leur déception par l’abstention, à contribuer par leur vote à faire émerger une alternative de transformation sociale et écologique dans tout le pays, à faire élire de nombreuses élues et élus qui défendront ces orientations dans les collectivités locales en empêchant la droite et l’extrême-droite de gagner la très grande  majorité des départements.

Au plan national nous entendons prendre appui sur ces élections pour mettre en mouvement une force capable de construire l'alternative nécessaire à gauche, en nous appuyant sur les luttes et les résistances qui s'opposent à la politique suivie et que nous entendons contribuer à développer.

Rien n’est possible sans la mise en mouvement du peuple, sans la mise en mouvement des citoyennes et des citoyens qui aspirent à un renouveau de la politique.

C’est sur ces bases que le FdG entend impulser des candidatures citoyennes dans tout le pays.

Nous n’entendons pas le faire seuls.

C’est pourquoi nous, l’ensemble des composantes du FdG, nous nous adressons à tous nos partenaires potentiels de la gauche et de l’écologie qui refusent la politique du gouvernement. Nous voulons construire ces candidatures avec celles et ceux dont l’engagement associatif ou syndical témoigne de la volonté d’imposer une autre politique.

Ensemble, nous pouvons résister à l'austérité, promouvoir la démocratie locale et l'intervention citoyenne, contre la réforme territoriale. Nous voulons gagner des élus prêts à agir sur ces bases pour construire de nouvelles majorités anti-austérité dans les Conseils Départementaux.

Le FdG invite toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche à construire des candidatures de large rassemblement en s’appuyant sur des assemblées citoyennes, au niveau des cantons, pour discuter et décider  dans la concertation du contenu des propositions et des candidatures. Cette démarche contribuera à impulser une  dynamique populaire indispensable pour gagner.

Le FdG propose que l'ensemble de ces candidatures soit identifié nationalement par une appellation et des propositions inscrites dans un document qui fasse référence. Dans chaque département ces candidatures se présenteront comme une alternative à celles des forces qui soutiennent la politique gouvernementale.

Le FdG entend contribuer à cette construction commune en proposant des actions et des mesures permettant de répondre aux urgences sociales et écologiques actuelles.

  • Agir contre les politiques d'austérité dans les départements, contre la réduction des dotations aux collectivités locales imposées par le gouvernement, contre les diktats de l'Europe.
  • Dans l’esprit de la VIème République à laquelle nous aspirons, combattre la réforme territoriale et donner plus de pouvoirs aux citoyens par une démocratie participative de proximité. Construire une véritable coopération de projets entre les territoires, basée sur la solidarité et non sur la concurrence.

Nos élu-e-s respecteront des principes susceptibles de rétablir la confiance en la politique par de bonnes pratiques de gestion, la transparence des décisions, la participation citoyenne, les compte rendus de mandat, l'exigence de probité, la lutte contre le trafic d'influence, et tendre vers le non cumul des mandats.

  • Soutenir les mobilisations contre l’austérité, ainsi que celles qui promeuvent un nouveau type de progrès humain durable, non productiviste, respectueux de la planète, tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, l'égalité hommes-femmes.
  • Affirmer notre solidarité avec les mouvements sociaux contre la  répression patronale ou gouvernementale et la criminalisation de ces mouvements.

Définir les grands axes d’une politique alternative à l’échelle des territoires :

  • Réforme globale de la fiscalité locale permettant plus de justice et mettant à contribution les actifs financiers des grandes entreprises.
  • Construction entre les départements, les communes et l’État, de politiques  publiques de solidarité et notamment  d'un véritable service public d'aide à la personne dans lequel l'Etat assurerait la responsabilité du financement des allocations sociales en se basant sur la solidarité nationale.
  • Mesures d’urgences pour les collectivités qui sont asphyxiées financièrement, en leur permettant l'accès à des crédits à taux bas, comparables à ceux que la BCE distribue aux banques (0,05%) et en refusant le paiement des emprunts toxiques.
  • Engager une transition écologique dans chaque département en matière de transports publics, de soutien à l'agriculture paysanne, de protection de la biodiversité, de gestion naturelle des massifs forestiers, de désobéissance aux règles européennes de libre échange et de privatisation des sous-sols (GMT-TAFTA)...
  • Nous refusons les projets qui ne répondent pas à l’intérêt général et sont écologiquement nuisibles et exigeons le recours au référendum quand un projet  local est contesté.

11/12/2014

Communiqué : La France est et doit demeurer une République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Paris, le 9 décembre 2014

 

Communiqué

 

9 décembre 1905 - 9 décembre 2014

 

À l'occasion de la journée de la laïcité le 9 décembre, République et Socialisme souhaite réaffirmer les valeurs républicaines édictées par la loi du 9 décembre 1905.  République et Socialisme salue les actes symboliques fort qui se succèdent comme la plantation d’arbres de la laïcité, inspirée par les arbres de la liberté, en relation avec des municipalités sensibles aux questions laïques, sous l'impulsion et la mise en oeuvre de Guy Georges, ancien secrétaire général du Syndicat national des instituteurs que les élus républicains et socialistes n'ont eu de cesse de relayer et de porter ou encore la proposition de l'Observatoire de la Laïcité qui vient de faire du 9 décembre la journée nationale de la laïcité.

 

La laïcité est aujourd'hui en danger en France. Depuis 1989, des personnalités ont commencé à exiger une laïcité « ouverte » ou « positive », à expliquer qu'elle était une « exception française » et n'avait pas le statut de valeur universelle.

 

La laïcité n'a pas besoin d'adjectif pour exister, elle porte une vocation universelle, à mille lieues du fameux « choc des civilisations » qui se met en scène à l’échelle de nos quartiers comme à celle de la planète ; à mille lieues des intégrismes qui revendiquent un pouvoir soumis aux chefs religieux comme de la domination exercée sur les peuples par les marchés financiers. Aujourd'hui, elle n'est pas séparable du contexte social, politique et économique que vit la France."Le principe de laïcité ne peut être réduit à la relation entre l'Etat et les religions. En effet, l'idéologie néo-libérale tente aujourd'hui d'infiltrer tous les domaines de la société à la faveur de la crise de l'emploi et notamment l'école. Elle suscite ainsi le conditionnement "producteur-consommateur", au détriment de la formation des jeunes à l'esprit critique et à la raison humaniste, par la manipulation subtile des programmes et des matières enseignées.

 

En outre, en cette période où la sphère publique est attaquée de façon frontale, les grandes entreprises tout en diminuant les salaires viennent se substituer progressivement aux financements publics, particulièrement dans les domaines culturel et sportif, par le sponsoring triomphant et les fondations accentuant ainsi l'intégration de ces secteurs dans l'emprise de la sphère marchande.

 

"C'est pourquoi, en cette fin d'année du centenaire de la mort de Jean Jaurès, "République et Socialisme" invite l'ensemble de la Gauche et le Front de Gauche en particulier à poursuivre la lutte au nom des valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité."

 

Contact presse : Jean-Pierre Fourré 0633879842

Contact : webmaster@republiqueetsocialisme.fr

www.facebook.com/republique.socialisme

https://twitter.com/republicetsocia

République et Socialisme 44bis rue Philippe de Girard 75018 Paris

07/12/2014

Journée de la laïcité le 9 décembre : la France est et doit rester une République indivisible, laïque, démocratique et sociale !

Le 9 décembre est la journée de la laïcité. Aujourd'hui attaquée de toutes parts, la seule plantation d'un arbre, acte symbolique s'il en est, ne peut dispenser de lutter contre ces attaques portées contre elle.
République et Socialisme s'affirme résolument laïque et entend prendre part au combat laïque, y compris sur le plan démocratique.

Tract laïcité.png

 

Le tract au format .pdf.

03/12/2014

Textes fondamentaux de R&S

Les 22 et 23 novembre derniers s'est tenu le Conseil National d'Orientation de République et Socialisme. Ont été adoptés à cette occasion une nouvelle Déclaration de Principe et une nouvelle motion d'orientation, comportant une Motion d'Orientation Politique et une Motion Stratégique.

Ces textes constituent les fondamentaux sur lesquels nous appuyons notre engagement et notre action, ils témoignent de notre résolution à agir, à notre échelle et avec nos moyens, dans le contexte actuel, pour la République sociale.

 

Vous pouvez les consulter et les télécharger en .pdf sur le site national de République et Socialisme : Déclaration de Principes et Motion d'Orientation.