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29/05/2015

10 ans après le referendum de 2005

Victoire du non.jpgC'était le 29 mai 2005. Au terme d'une campagne référendaire âpre et tendue, dont le traitement avait été honteusement partial en faveur du "oui", le "non" l'emportait confortablement, avec 54,68% des suffrages exprimés. Les Français avait majoritairement rejeté le Traité Établissant une Constitution pour l'Europe (TECE), ceci alors que la quasi totalité des "partis de gouvernement" (UMP, UDF, PRG, PS, Verts) avaient pris position en sa faveur, alors que la quasi totalité des grands médias audiovisuels avait fait, sans trop prendre le soin de se dissimuler, campagne ouverte pour le "oui".

Face à l'unanimisme des puissants, les opposants au traité étaient caricaturés en chauvins étroits d'esprit, réactionnaires et frileux. Pourtant, si la droite souverainiste et l'extrême-droite avaient bel et bien pris position contre le TECE dès le départ, c'est à gauche que la victoire du "non" a été acquise. Sans la dynamique unitaire des Collectifs pour un non de gauche, sans leurs multiples initiatives partout en France pour expliquer le contenu de ce traité, ses conséquences, ses inspirations, jamais une large majorité de sympathisants de gauche (70%) n'aurait voté contre ce texte, et jamais le "non" n'aurait été majoritaire au soir du 29 mai.

C'est par la dynamique unitaire à gauche que la victoire a été conquise.

Sans elle, les secteurs du Parti Socialiste et des Verts qui avaient été mis en minorité n'auraient jamais osé faire campagne contre la décision majoritaire de leurs camarades. Sans elle, les liens entre les différentes galaxies de la gauche radicale seraient restés au stade embryonnaire. Sans elle, la perspective alternative à gauche serait restée lettre morte. Sans elle, tant et tant de nos concitoyens indécis se seraient abstenus ou auraient suivi le vent dominant plutôt que de voter contre ce traité.

Certes, la victoire du "non", si elle a mis un premier coup d'arrêt à laSarkhollande.png ratification du TECE (le coup d'arrêt définitif étant venu avec le rejet encore plus massif du traité par les citoyens néerlandais), n'a pas débouché pour autant sur un bouleversement radical du paysage politique. Les atermoiements et les querelles de chapelle et d’égos ont tué dans l’œuf la perspective ouverte par les Comité antilibéraux. En 2008, le Traité de Lisbonne et ses protocoles additionnels, ratifiés par la voie parlementaire par la majorité de droite renforcée d'une grande majorité des parlementaires du PS, ont repris l'essentiel du contenu de ce texte rejeté explicitement par les Français trois ans auparavant. Une forfaiture insigne. Les deux présidents élus en 2007 puis 2012 avaient fait en 2005 la couverture de Paris Match, habillés à l'identique, pour soutenir béatement la même position. Malgré l'émergence du Front de Gauche en 2009 et le bon résultat de son candidat Jean-Luc Mélenchon en 2012, la gauche radicale demeure loin encore de pouvoir prétendre à être en tête de la gauche, sans parler d'atteindre une majorité dans le pays.

Pourtant, cette date du 29 mai 2005 ne doit pas être oubliée. Elle ne doit pas être abandonnée aux conservateurs. La portée de l'événement ne doit pas être niée. Nous avons fait la preuve qu'il était possible de conquérir une majorité d'idées sans sombrer dans les travers de la personnification, de la démagogie et de la caricature. Nous avons fait la preuve que la victoire viendra de la conviction apportée au peuple français, qui est un peuple mature, parfaitement en mesure d'assumer sa souveraineté. Nous avons fait la preuve que l'unité de fond sans soucis des étiquettes est une dynamique victorieuse.

 

Dix ans après cette victoire, le combat demeure à l'ordre du jour. Les oligarchies gouvernementales qui décident de la politique européenne sont certes traumatisées, mais elles persistent dans leurs volontés autoritaires d'imposer aux peuples européens leur voie libérale.

Mais en cette année 2015, nous voyons surgir des fissures béantes dans leur domination jusqu'ici sans partage. En Grèce, un gouvernement de gauche radicale se dresse et résiste contre la volonté unanime des gouvernements soumis au consensus de Bruxelles. En Espagne, les secousses se multiplient, au travers desquelles se profile la perspective d'une alternative de gauche. De même en Irlande. C'est d'abord chez les peuples qui ont le plus souffert des ravages du libéralisme débridé que les peuples se relèvent.

En France, le Front de Gauche peut et doit être le noyau d'un vaste mouvement d'irruption du peuple, à vocation majoritaire pour mener ici aussi une politique alternative. C'est possible, nous l'avons démontré il y a tout juste dix ans. C'est notre responsabilité devant l'histoire.

 

Alexis Martinez

28/05/2015

Forum européen des alternatives - 30 et 31 mai 2015 - Place de la République

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Le programme des deux jours (format .pdf).

21/05/2015

Deuxième numéro de La Brie Résistante !

Voici le deuxième numéro de notre bulletin trimestriel.

Au sommaire :

Une : Grand Marché Transatlantique : à quel sauce veulent-ils nous manger ? / Loi sur le dialogue social : le gouvernement confirme sa ligne

2ème page : éditorial de Julien Guérin : Trois ans de capitulations

3ème page : Réforme du collège : un retour en arrière / Retraites : de justes revendications, par Maurice Moret

4ème page : Guéret 2015 : le 13 juin, en route pour la défense du service public ! / Loi Macron : jusqu'à la lie ! / Après les élections départementales : la gauche est à reconstruire en Seine-et-Marne, par Alexis Martinez

 

 

Lien pour télécharger le deuxième numéro de La Brie Résistante au format .pdf

04/05/2015

Tract : les CHSCT menacés par la loi sur le dialogue social

Voici le tract que les militants de République et Socialisme ont distribué dans les cortèges à l'occasion du 1er mai.

 

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