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07/05/2014

La liste du Front de Gauche dans la circonscription Île-de-France aux élections européennes a été déposée !

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Allocution de Patrick Le Hyaric à la conférence de presse de présentation de la liste :

"Mesdames et messieurs,

Chers confrères,

Nous vous remercions de votre présence à la présentation de notre liste unitaire du Front de gauche, avec Raquel Garrido, secrétaire du Parti de gauche, François Pélissier, conseiller régional, responsable d’Ensemble, Michel Jallamion, secrétaire de République et Socialisme, Anne Sabourin, membre du bureau européen du Parti de gauche européenne, Roland Muzeau, député honoraire, Patricia Tordjman, Maire de Gentilly, Danielle Simonnet, élue au conseil de Paris, Hélène Cillieres, militante associative, Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement des Jeunes Communistes.

Nous avons décidé, symboliquement de vous présenter notre liste du Front de gauche de la circonscription Ile de France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai prochain, ici, devant le siège du groupe Alstom.

 

Nous voulons manifester ainsi notre sympathie, notre solidarité active, aux 18000 salariés du groupe, inquiets des perspectives de démembrement de cette belle entreprise nationale qu’ils ont bâti de leur travail, considérés aujourd’hui avec mépris, comme de simples sujets dans un mécano financier où dominent des rapaces de la finance, peu soucieux de l’emploi et de la souveraineté économique.

Nous le faisons d’autant plus que ce qui se passe aujourd’hui autour de ce groupe est le révélateur des affres de la mondialisation capitaliste financiarisée et d’une Union européenne qui n’en protège pas. Au contraire ! Le gouvernement français gesticule beaucoup mais ne produit aucun acte concret, tandis que les instants européennes ne disent rien, ne prennent aucune initiative pour une stratégie industrielle susceptible, non seulement de défendre des atouts décisifs dans les secteurs du transport et de l’énergie, mais pour utiliser Alstom comme un puissant levier pour propulser, sans attendre un grand projet industriel s’inscrivant dans la nécessaire transition environnementale.

Les transports collectifs accessibles et l’énergie, avec les nouvelles machines à construire pour les centrales électriques, thermiques, éoliennes hydroélectriques en sont des secteurs essentiels.

 

Alstom est aujourd’hui la victime, à la fois de l’austérité qui compresse la demande, de la voracité des marchés financiers qui conduit le groupe Bouygues à vendre ses parts dans Alstom, au bénéfice soit de Général Electric qui a accumulé un véritable trésor de guerre ou de Siemens qui en deviendrait un concurrent, d’un Euro trop fort qui défavorise nos productions et d’un manque de volonté politique.

L’intérêt commun, la souveraineté économique, la défense de nos atouts industriels et le développement de nos moyens pour une stratégie de transition écologique, implique une action forte de l’Etat, avec une appropriation sociale et publique et démocratique du groupe.
Cette appropriation publique et sociale doit se faire en combinaison avec les entreprises publiques qui passent commande à Alstom qu’il s’agisse de la SNCF, de la RATP, d’EDF et d’Areva.

 

Ainsi, un grand pôle public national de l’énergie et des transports, soutenu par la Caisse des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement, placerait notre pays au cœur d’un projet pilote de coopération européenne, visant l’accélération de la transition écologique.
Ceci appelle d’ailleurs de reposer avec force la question du changement des règles européennes sur les aides d’Etat aux entreprises pour leur permettre d’être soutenues. Rien ne servirait de disserter sur la grande conférence sur le climat qui doit se tenir en décembre 2015 à Paris, si on ne n’en donne pas les moyens.

C’est sur ce fond inquiétant que s’engage la campagne des élections européennes. Nous en appelons à un vrai débat démocratique sur les enjeux de l’élection des députés. Nous n’acceptons pas qu’une nouvelle fois il soit confisqué, empêchant nos concitoyennes et concitoyens de choisir en toute connaissance de cause.

 

Ces élections ont lieu dans un contexte tout à fait nouveau pour les électrices et les électeurs, marqué par plusieurs éléments.

D’abord les citoyens de l’Union européenne font l’amère expérience que, contrairement, à ce qui leur a été promis, cette Europe ne les protège, ni de la mondialisation capitaliste, ni de la crise. Au contraire ! La crise sert de prétexte pour détruire ce que l’on appelait depuis la fin de la seconde guerre mondiale «  le modèle social européen ».
Dans cette Europe on trouve des milliards pour sauver les banques, pas un sou pour agir efficacement contre le chômage !

D’autre part, ils peuvent vérifier que ce que nous avons expliqué au moment du débat sur le projet de traité constitutionnel européen, en appelant à le rejeter s’avère exact. L’Europe de la libre circulation du capital produit la situation d’Alstom, et les paradis fiscaux, pendant que le chômage et la pauvreté augmentent.
L’Europe du traité budgétaire décliné dans chaque pays, conduit les gouvernements et particulièrement le gouvernement français à réduire d’au moins 50 milliards les crédits sociaux et publics utiles aux populations dont une partie servira à alimenter les caisses des grandes entreprises, sans aucun bénéfice pour l’emploi.

L’enjeu des élections européennes pour notre liste du Front de gauche est donc de sortir de l’Europe de la finance qui produit l’austérité pour les travailleurs et leurs familles, pour placer au cœur d’une reconstruction une nouvelle Union des nations et des peuples souverains, solidaires. L’humain d’abord !

 

Oui, nous voulons créer les conditions d’une autre majorité au Parlement européen pour rompre avec les choix ultra libéraux actuels et refonder, reconstruire l’Europe au service du travail, d’un autre avenir pour les jeunes, une autre répartition des richesses, la défense des services publics, une Europe profondément démocratisée qui permettra aux peuples de prendre le pouvoir sur les marchés financiers, une Europe porteur de coopération, de solidarité en son sein et avec les autres peuples, particulièrement les pays du Sud. Une Europe féministe qui prône l’égalité homme/femme et défende le droit à l’avortement. Une Europe de la transition écologique. Une Europe qui porte en son cœur le désarmement et la paix. Une Europe active et solidaire avec les mouvements démocratiques des pays arabes et active pour que le peuple palestinien dispose de son Etat et de sa patrie.

Nous nous présentons pour la première fois dans le cadre d’une campagne européenne unitaire, sous l’égide du parti de la gauche européenne, conduite par notre ami Alexis Tsipras, dirigeant de Siriza en Grèce.
Notre liste du Front de gauche s’inscrit dans cette campagne unitaire européenne pour donner de la force à notre groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique au Parlement européen.
Une progression du nombre de nos députés constituerait un atout important pour les populations, les salariés, la jeunesse, les femmes.

 

En effet, contrairement à ce qui se dit parfois, les députés européens ont à amender, à voter des textes de lois européens qui sont par la suite traduits dans le droit national.
Plus il y aura de députés Front de gauche en France, alors que dans plusieurs pays nos amis vont aussi progresser en nombre d’élus, plus notre groupe déplacera le centre de gravité du Parlement européen vers la gauche et le progrès social, humain et écologique.

A un moment où le paysage politique européen montre des aspects inquiétants avec les recompositions à droite, sur des bases réactionnaires et rétrogrades, souvent alliées avec des forces national-populistes, xénophobes, d’extrême-droite, nous appelons à la mobilisation la plus large pour peser du côté gauche en utilisant le vote Front de gauche.
C’est d’autant plus indispensable que la droite allemande, sous l’égide de Mme Merkel, envisage pour le lendemain des élections européennes de faire accepter le projet d’un nouveau traité européen qui reprendrait les orientations et les missions super austéritaires de la Troïka qui sévit en Grèce et au Portugal.

 

Avec un autre parlement européen, le fameux texte renforçant l’austérité n’aurait pas été voté.
Avec un autre Parlement européen, nous aurions obtenu une autre directive sur les travailleurs détachés.
Avec un autre Parlement européen, nous aurions fait voter le rapport pour l’égalité homme-femme et le droit à l’avortement.

Je n’ai cessé de mener ces combats ces cinq dernières années avec plusieurs succès qui ont des effets concrets pour nos concitoyens.

C’est notamment le cas de la création d’un Fonds européens pour l’aide aux plus démunis et son financement, ou contre le quatrième paquet ferroviaire ou le combat à venir contre le projet de grand marché transatlantique ou encore pour mettre en échec le projet ACTA.

Nous mettons à disposition de nos concitoyens quelques axes forts pour sortir de l’Europe de l’austérité et reconstruire une Europe démocratique, coopérative et solidaire, respectueuse des peuples et des jeunesses."

 

Voici la liste complète des candidats du Front de Gauche en Île-de-France pour les élections européennes :

1 - Patrick LE HYARIC (député européen, directeur de L'Humanité, membre du Conseil Exécutif du PCF)
2 - Raquel GARRIDO (avocate au barreau de Paris, secrétaire nationale du PG)
3 - Jean-François PELLISSIER (conseiller régional, porte-parole d'Ensemble)
4 - Anne SABOURIN (animatrice du PGE)
5 - Michel JALLAMION (militant de la défense des services publics, secrétaire national de République et Socialisme)
6 - Geneviève OFFROY (porte-parole du PCOF)
7 - Philippe JURAVER (conducteur du RER B à la retraite, syndicaliste)
8 - Carine DELAHAIE (militante féministe)
9 - Boualem SNAOUI (militant associatif, syndicaliste)
10 - Stéphanie TREILLET (économiste)
11 - Philippe RIO (maire de Grigny)
12 - Delphine BEAUVOIS (institutrice, auteure féministe)
13 - Aïssa TERCHI (directeur de centre de loisir, conseiller municipal de Clichy-la-Garenne)
14 - Elsa MARTIN (urbaniste)
15 - François RALLE (enseignant)
16 - Delphine FENASSE (rédactrice juridique, conseillère municipale de Fontenay-sous-Bois)
17 - Abdel-Madjid SADI (conseiller général de Bobigny)
18 - Monique MIGNEAU (enseignante, militante syndicale)
19 - Fabien GUILLAUD-BATAILLE (responsable du PCF Val-de-Marne)
20 - Annie SALTZMANN (militante syndicale de la santé)
21 - Franck BOISSIER (formateur pour adultes en situation de handicap, conseiller municipal de Montreuil)
22 - Hélène CILLIERES (militante associative)
23 - Nordine IDIR (secrétaire général du MJCF)
24 - Mounia BENAILI (fonctionnaire territoriale, conseillère municipale de Juvisy)
25 - Alain TAILLEUR (militant syndical metallurgie)
26 - Florence HAYE (conseillère générale de Saint-Denis)
27 - Dominique LESPARRE (maire-conseiller général de Bezons)
28 - Patricia TORDJMAN (maire de Gentilly)
29 - Roland MUZEAU (conseiller municipal de Gennevilliers)
30 - Danielle SIMONNET (conseillère de Paris)


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04/05/2014

Meeting du Front de Gauche le 6 mai à Torcy pour les élections européennes

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15/03/2014

18 MARS, CONVERGENCE DES FORCES SOCIALES CONTRE L'AUSTÉRITÉ !

Communiqué du Front de Gauche

La politique d’austérité du gouvernement accentue chaque jour la crise. Elle ne cesse d’aggraver la situation sociale des salarié-e-s du privé et du public, des privé-e-s d’emploi, des étudiant-e-s et des retraité-e-s.
Au lieu de s’apercevoir que le remède est pire que le mal, d’écouter les protestations soulevées jusqu’au sein de sa propre majorité, le gouvernement persévère dans le choix de satisfaire la finance et le grand patronat : hier avec le TSCG et l’ANI, aujourd’hui avec l’annonce du « Pacte de responsabilité » et de coupes budgétaires de 50 milliards d’euros, demain avec les projets de suppression des élections prud’homales et d’adoption du traité transatlantique de libre-échange.
Chaque jour le gouvernement répète que sa politique est la seule possible : gel du smic et du point d’indice des fonctionnaires, diminution des retraites, allégement et exonérations des contributions des entreprises sans aucune compensation, augmentation de la TVA, démantèlement et destruction des solidarités nationales, assèchement du budget des collectivités locales...

 

Or des alternatives sont possibles. Elles nécessitent une rupture avec les dogmes libéraux véhiculés par les gouvernements de l’Europe libérale : sécuriser l’emploi, rendre l’emploi prioritaire sur les plus-values boursières, rendre l’égalité femme-homme effective, augmenter les salaires, sauvegarder et développer la protection sociale et les services publics, mettre l’Humain avant la finance.
Rien n’est inéluctable. Nous devons ouvrir la voie aux mobilisations citoyennes qui pourront nous permettre de combattre efficacement la politique d’austérité et empêcher l'adoption du Pacte dit « de responsabilité » du gouvernement. Pour cela la convergence de l’ensemble du mouvement social doit avoir lieu.

 

La journée interprofessionnelle de mobilisation massive du 18 mars à l’initiative des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires peut et doit en être le signal d’envoi. Aussi, le Front de gauche apporte son soutien à cette journée d’action en appelant l’ensemble de ses militant-e-s et sympathisant-e-s – salarié-e-s du public comme du privé, étudiant-e-s, privé-e-s d’emploi ou retraité-e-s - à se mobiliser et à participer massivement aux actions interprofessionnelles de manifestations, rassemblements et grèves du 18 mars.


Paris, le 10 mars 2014

04/12/2013

La marche du 1er décembre et ses débouchés

Communiqué du Front de Gauche

 

Le Front de Gauche se réjouit du succès de la marche du 1er décembre. Cette marche constitue la plus importante mobilisation politique de la gauche politico-sociale depuis des mois. Dans un moment où la désorientation est grande et où les syndicats patronaux, la droite et l’extrême-droite tentent de dévoyer la légitime colère populaire suscitée par la politique d’austérité du gouvernement, il s’agit d’une très bonne nouvelle. Le Front de Gauche confirme ainsi sa capacité d’initiative de masse et d’élargissement comme en témoigne la présence d’autres organisations politiques, de plusieurs structures syndicales et de nombreuses personnalités.

Le Front de Gauche entend continuer à œuvrer sur les mots d’ordre de sa marche « pour la Révolution fiscale, la taxation du capital, l’annulation de la hausse de la TVA ».

Le plus urgent est de mobiliser encore plus massivement contre la hausse de la TVA  prévue le 1er janvier. Il faut la mettre en échec. Cette hausse, matériellement insupportable pour un grand nombre de nos concitoyen-ne-s, symbolise en outre une fiscalité injuste visant à faire payer aux ménages les cadeaux au patronat. C’est pourquoi le Front de Gauche est favorable à la tenue rapide d’une réunion unitaire de l’ensemble des organisations de gauche, des syndicats, des associations concernées par la question pour examiner le cadre et les formes de mobilisation contre cette hausse.

Dans le même temps, Jean-Marc Ayrault a annoncé une remise à plat de la fiscalité. Chiche… Nous avons déjà, dans l’Humain d’abord, des propositions qui placent la justice fiscale, la redistribution des richesses et la taxation du capital au cœur de notre projet. Mais nous voulons aller plus loin en travaillant à des Etats Généraux. Leur but sera d’élaborer et de porter de la façon la plus massive possible une réforme fiscale opposée aux canons du libéralisme, auxquels obéit le gouvernement,  qui privilégient la « compétitivité et la baisse des dépenses publiques » au détriment de l’intérêt général et de l’égalité.

30/11/2013

Le 1er décembre, marchons pour la révolution fiscale !

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24/11/2013

Remise à plat de la fiscalité ?

L'annonce a déjà beaucoup fait parler. Confronté d'un côté aux prémices d'une campagne antifiscaliste menée par le grand patronat et la FNSEA (le mouvement des "bonnets rouges", qui commence semble-t-il à s'essouffler), et de l'autre à une demande pressante et croissante de justice fiscale, dont les campagnes dénonçant le coût du capital sont la pointe avancée, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé dans Les Échos le projet d'une "remise à plat" de la fiscalité.

Bonne nouvelle ?

Nous conservons tous le souvenir de la réplique cinglante et méprisante de l'alors ministre du budget Jérôme Cahuzac à Jean-Luc Mélenchon le 7 janvier 2013. Le fraudeur fiscal en chef avait en effet enterré au détour d'une phrase une promesse phare de François Hollande en assurant que la "grande réforme fiscale" promise un an plus tôt lors du fameux discours du Bourget avait été réalisée par le budget 2013. Jérôme Cahuzac avait alors assumé l'étiquette "social-libéral" et réduit toute l'ambition gouvernementale à des mesurettes fiscales de second ordre qui ne faisaient que rajouter de la confusion au désordre. Le tout sans que personne au gouvernement ne réagisse ou ne s'émeuve. La chose semblait donc entendue : la "grande réforme fiscale" promise durant la campagne présidentielle par François Hollande se réduirait à quelques ajustements et dispositifs supplémentaires ne remettant nullement en cause la construction ubuesque de la fiscalité. Pis : elle s'inscrivait dans la droite ligne des réformettes entreprises par Nicolas Sarkozy et François Fillon en 2010 et 2011. Thomas Piketty avait dû s'étouffer d'indignation à cette annonce.
Si on garde ceci en mémoire, alors oui, l'annonce de Jean-Marc Ayrault est incontestablement une bonne nouvelle : elle rompt avec l'ambition timorée affichée il y a maintenant près d'un an par Jérôme Cahuzac. La "grande réforme fiscale" n'aurait donc pas encore eu lieu, elle serait donc encore possible ? Il y aurait de quoi ne pas désespérer tout à fait de ce gouvernement et de sa politique ?

On serait tentés de répondre par l'affirmative, tout en conservant une saine prudence tant ce gouvernement s'est montré au moins aussi doué que le précédent en matière de jeux d'annonces. Mais même ce minime espoir qu'on pourrait entretenir semble largement compromis.

En effet, Jean-Marc Ayrault ne s'est pas contenté d'une annonce vague. Il a aussi et surtout fixé un cadre. Bien étroit. Qu'on en juge : maintien du CICE, maintien de la hausse de TVA (prévue en partie pour financer le CICE), poursuite des baisses budgétaires (l'objectif de 15 milliards d'économies chaque année est même fixé) et maintien telles qu'elles des recettes fiscales (Jean-Marc Ayrault ayant précisé que cette "remise à plat" se ferait "à prélèvements obligatoires constants"). Rien que ce cadre suffit à comprendre que si la réforme annoncée a pour ambition de simplifier le système fiscal et ses multiples strates, dispositifs et autres usines à gaz (architecture fiscale aberrante et illisible à laquelle le gouvernement Ayrault a apporté sa pierre, par exemple avec le dispositif censé traduire la promesse de campagne de François Hollande d'une taxation à 75% de la tranche des revenus situés au-dessus d'un million d'euros annuel), il n'est en revanche pas question de chercher à augmenter les recettes fiscales en mettant à contribution le capital.

Et puis il y a la méthode...

Une "concertation" avec les "partenaires sociaux". Voilà quelle est la méthode annoncée par le premier ministre pour mettre au point une réforme de la fiscalité. Quelque part, on s'y attendait : ce gouvernement est passé maître dans l'enfumage de premier ordre qui consiste à imposer la défense d'intérêts privés mais à simplement proposer la défense de l'intérêt général. Social-démocrate à géométrie variable, il pèse de toute son autorité lorsqu'entre en jeu la défense des intérêts catégoriels des puissants et n'utilise les méthodes de la "concertation" avec les "partenaires sociaux" (qui laisse pleine latitude à l'exercice du rapport de force et des jeux d'influence) que lorsque le grand nombre pourrait obtenir quelque amélioration de sa condition.

Et bien chiche ! Puisque nous ne pouvons espérer aucune bonne volonté de la part de ce gouvernement, imposons nous-mêmes le rapport de force en notre faveur ! Cette annonce dont le rôle de "coupe-feu" est évident, à peine une semaine et demi avant la grande marche pour la révolution fiscale, nous donne une raison supplémentaire pour se mobiliser le 1er décembre ! Puisque les "partenaires sociaux" vont faire l'objet d'une "concertation" engageant l'avenir de notre fiscalité, montrons-nous aux côtés de ceux d'entre eux qui défendent l'intérêt général en appelant à plus de justice fiscale et sociale !

Tous à Paris le 1er décembre pour la révolution fiscale ! Tous à Paris le 1er décembre pour la République sociale !