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03/11/2014

Le samedi 15 novembre : dans la rue contre le budget !

À l'appel du Collectif 3A (Alternative À l'Austérité), mobilisation le samedi 15 novembre contre le budget 2015, qui accroît l'austérité et attaque les services publics et la Sécurité Sociale.

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08/09/2014

République et Socialisme à la Fête de L'Humanité les 12, 13 et 14 septembre

République et Socialisme sera présent à la Fête de L'Humanité les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre 2014.

 

Nous vous accueillerons dans notre stand, le numéro 540, situé dans l'avenue Auguste-Delaune, dans l'allée face à l'entrée principale, entre le Forum Social et l'Agora de L'Humanité.

 

Au programme : débats, discussions, vente de livres, café, etc, ainsi que deux conférences :

  • samedi, notre camarade Jean-Pierre Fourré, ancien député et auteur de Et si Jaurès était à l'Élysée ?, donnera une conférence consacrée à l'actualité de la pensée jaurésienne aujourd'hui, axée autour de quatre thèmes principaux : l'éveil des peuples, la République et la démocratie, la laïcité, et l'enseignement.
  • dimanche, notre camarade Luc Schaffauser, secrétaire fédéral CGT du Val d'Oise et secrétaire de la COFICT, donnera une conférence consacrée au mouvement social et à son débouché politique.

 

Nous vous attendons nombreux à ces deux événements !

 

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28/07/2014

10 thermidor : il y a 220 ans les félons exécutaient sans jugement Robespierre et 104 autres révolutionnaires

Nous sommes aujourd'hui le 28 juillet 2014. Suivant la conception classique du calendrier républicain, nous sommes le 10 thermidor an 222. Il y a 220 ans avait lieu le premier d'une longue série de coups d'états institutionnels qui conduisirent la République vers la dictature militaire de Bonaparte puis l'établissement monarchique de l'Empire. Ce que l'historiographie a pris l'habitude de nommer "la chute de Robespierre" a inauguré une ère sombre dans l'histoire de France, une réaction comme on n'en avait jamais observé depuis le début de la Révolution, et dont les marques malheureusement demeurent encore présentes aujourd'hui.

Car si l'histoire officielle s'est rangée aux opinions des thermidoriens, transformant Robespierre en un tyran, en faisant le "Cromwell français", lui imputant la Terreur, elle-même dépeinte comme une abjection, l'idéologie dominante en a de même repris plusieurs de ses fondamentaux. C'est en effet durant cette période de brusque reflux de la vague démocratique qui jusqu'ici avait balayé tous les obstacles dressés sur sa route que se sont imposées des conceptions qui, aujourd'hui encore, gouvernent les consciences et la société toute entière. C'est sous l'égide des réactionnaires thermidoriens que fut érigée l'économie au rang de valeur inaliénable, que fut naturalisée l'inégalité entre hommes et femmes, que naquirent les premières théories racistes, que fut créée la distinction entre souveraineté populaire et souveraineté nationale, que furent vouées aux gémonies les modalités de délibération populaire collective, et tant d'autres choses qui constituent le noyau dur de l'idéologie dominante qui règne actuellement. Le capitalisme à peine naissant s'est développé et épanoui sur ces fondements, il a accru encore les inégalités sociales, il s'est appuyé sur les divisions des travailleurs pour en pousser l'exploitation à son paroxysme.

Rien que du fait que ceux qui le firent exécuter étaient les pires canailles qu'on puisse imaginer, on pourrait rendre justice à Robespierre. Mais sa valeur ne se limita pas qu'à ne pas être une canaille. Les idées mêmes qu'il défendit avec vigueur et sans faiblir durant sa courte existence politique méritent d'être saluées et qu'on persiste à s'y référer malgré l'opprobre imposée par les héritiers de ses ennemis. Son opposition résolue à la peine de mort, sa défense intransigeante du suffrage universel, son opposition irréductible à toute guerre d'agression, sa volonté intraitable de faire triompher le droit sur l'arbitraire, son refus de la résignation à l'ordre établi, tout cela fait de Maximilien Robespierre un grand républicain, digne d'éloge. Il était de plus d'un patriotisme ardent, refusant tout défaitisme même face à la perspective d'un danger imminent, et à l'heure du péril il répondit toujours présent.

Mais plus encore, il fut également un socialiste avant l'heure. Liant étroitement démocratie et émancipation, il professait des idées certes simples aujourd'hui mais qui étaient alors proprement révolutionnaires et qui inspirèrent pendant des décennies les premiers penseurs du socialisme du siècle suivant.

 

Dès son exécution, Robespierre était plus que lui-même. Il était devenu le symbole, l'étendard d'une cause dont les figures étaient multiples. Y sont indissociablement mêlés ceux qui périrent à ses côtés, mais également toutes celles et ceux qui, sans avoir pris part aux événements des 9 et 10 thermidor, reprirent après lui le flambeau, des insurgés du 1er prairial an III (20 mai 1795) à la Conjuration des Égaux de Babeuf et ses camarades, sans oublier toutes les révoltes anonymes qui furent broyées par la brutalité de la réaction, une brutalité sans commune mesure avec celle de la Terreur, mais qui se fit loin des lumières, sans jugements ni condamnations, toujours de manière sommaire et invisible. C'est dans la répression qu'est véritablement né le robespierrisme. Liant pour une même cause des mouvements divers, la répression donna à tous les révoltés un destin commun.

Et si la référence robespierriste a pu se faire discrète après les années 1830, elle n'a jamais disparu, toujours elle est demeurée, car toujours il s'est trouvé des républicains socialistes pour la ramener. Car au fond, le robespierrisme, c'est la lutte pour la République sociale. A l'heure où un gouvernement issu des rangs de la gauche s'attache à détruire et la République et le socialisme, l'affirmation de notre attachement à Robespierre, à ce qu'il fut autant qu'à ce qu'il représente, est une nécessité.

 

Alexis Martinez, République et Socialisme 77

04/04/2014

Appel à la marche contre l'austérité du 12 avril

Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

 

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent.. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

 

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

 

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Les 200 premiers signataires

 

Personnalités morales, actrices et acteurs du monde la culture, du sport, universitaires et chercheurs

Alévêque Christophe, humoriste
Pudal Romain, sociologue, CNRS.
Amable Bruno , economiste, universite Paris 1.
Amara Jean Claude, créateur Droits Devant
André Tosel, philosophie
Aries Paul , rédacteur en chef mensuel les Z’indigné(e)s.
Beauvois Delphine, Front de gauche féministe
Ben Ayed Choukri, chercheur
Bernier Aurélien, essayiste
Bidet Jacques, philosophe
Bloch Bernard, comédien metteur en scène
Bonnery Stéphane, chercheur sciences de l’éducation
Brom Jean-Marie, chercheur au Laboratoire mixte CNRS/Université Louis Pasteur (Strasbourg)
Bruno Isabelle, politiste, Université Lille 2
Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes
Caveng Remy , sociologue, universite de Picardie
Churin Samuel, comédien
Comolli Jean Louis, cinéaste
Cours-Salies Pierre, sociologue, Professeur émérite Paris 8
De Montlibert Christian, sociologue, université de Strasbourg,
Demoule Jean Paul, professeur à Paris1, ex président de l’INRAP
Debos Marielle, politiste, université Paris Ouest
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien
Ethuin Nathalie , sociologue, universite Lille 2.
Fernandez Nilda, chanteur
Gadrey Jean, économiste
Gaillot Jacques, évêque
Généreux Jacques, économiste
George Susan, écrivain
Gérard Mordillat, écrivain cinéaste
Gori Roland, professeur émérite, Appel des appels
Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie
Harribey Jean Marie, économiste
Husson Michel, économiste
Jounin Nicolas , sociologue, universite Paris VIII.
Lacroix Bernard , politiste, Institut Universitaire de France.
Lagrave Rose-Marie , sociologue, EHESS.
Landini Léon, président de l’amicale Carmagnole-Liberté FTP-MOI
Laurens Sylvain , sociologue, EHESS.
Le Pors Anicet, ancien ministre de la Fonction publique
Lebaron Frederic , sociologue, universite Versailles-Saint Quentin.
Leclerc Catherine, sociologue, université de Poitiers
Lerichomme Jacques, Conseiller régional PACA
Lhomme Stéphane, observatoire du nucléaire
Mangenot Marc , économiste
Marty Christiane, Féministe et Chercheuse
Masclet Olivier , sociologue, universite Paris Descartes.
Mathieu Grégoire maitre de conférence en sociologie
Mauger Gerard , sociologue, CNRS
Naessens Muriel, Féminisme Enjeux, théâtre de l’opprimé
Naszalyi Philippe, universitaire
Neyrat Frederic , sociologue, universite de Limoges.
Frize Nicolas, compositeur
Palheta Ugo , sociologue, universite Lille 3.
Pelletier Willy , sociologue, universite de Picardie.
Pena Ruiz Henri, philosophe
Pépin Josée, membre du collectif Tenon
Petit Jean Claude, compositeur chef d’orchestre
Pinçon Michel, sociologue
Pinçon-Charlot Monique, sociologue
Pinto Louis, sociologue, CNRS.
Poliak Claude, sociologue, CNRS.
Pudal Bernard, politiste, universite Paris Ouest
Ramaux Christophe, économiste
Ramonet Ignacio, journaliste
Rigaudiat Jacques, économiste
Ristat Jean, poète, directeur des Lettres Françaises
Séguy Georges, résistant déporté ex secrétaire général CGT
Sève Lucien, philosophe
Topalov Christian, sociologue EHESS
Trillat Marcel, cinéaste
Trouvé Aurélie, présidente du Conseil Scientifique d’ATTAC
Willemez Laurent, sociologue, universite Versailles-Saint Quentin

Syndicalistes

Amiel Frédéric, syndicat ASSO Solidaires
Angot Michel, FSU territoriaux
Baille Nicolas Secrétaire général fédération CGT equipement environnement
Bindel Jean Luc fédération CGT agro alimentaire
Bonnard Jérome, Sud BPCE Solidaires
Borras Stéphane, Solidaires 31
Bressan Eugénio, ex-secrétaire national SNES-FSU
Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy Solidaires
Camara Mamadou, secrétaire Sud -TICE Solidaires
Canon Jean-Marc, secrétaire général de l’UGFF CGT
Chauveau Raymond, syndicaliste CGT
Chessa Mireille, syndicaliste CGT
Cohen Fabien, secrétaire syndicat de dentistes centres de santé
Couderc Christophe, secrétaire général de l’UD CGT 09
Damoiseau Philippe, Fédération Sud Collectivités territoriales Solidaires
Debons Claude, syndicaliste CGT
Degoussée Laurent, Sud Commerce Solidaires
Delecourt Christophe, syndicaliste CGT Finances
Devauchelle Jean, syndicat AP-HP Solidaires
Fayet Catherine, responsable Sud santé au CHSF
Galepides Nicolas, Sud PTT Solidaires
Garcia Patricia, Sud sociaux Solidaires
Ghazi Karl , responsable syndical CGT commerce
Glorian Grégory, secrétaire général de l’UD CGT 62
Gravouil Denis, syndicaliste CGT culture
Harl Françoise, Sud Education Solidaires
Jacquard Jean Pierre délégué, CGT central CGT Ducros Mory
Joly Pascal, secrétaire général de l’URIF CGT
Juraver Philippe, syndicaliste CGT – Front des luttes
Lafontan Jean, ex secrétaire général SNEP-FSU
Lambert Elie, Solidaires Douane
Larrivée Frédéric, syndicaliste CGT Finances publiques Marseille
Lavaud Marc, Solidaires 45
Le Reste Didier, syndicaliste CGT, Front des luttes
Leberquier Olivier, CGT Fralib
Lemaire Arlette, secrétaire nationale SNASUB-FSU
Lequeau Serge, Solidaires 22
Manciaux Catherine, co/secrétaire générale SNUPDEN-FSU
Mangin Jean, sidérurgiste FO à Florange
Mathieu Xavier, syndicaliste CGT ex Conti
May Eric, secrétaire syndicat de médecins
May Oriane, Présidente de l’AGE de l’UNEF
Michel Claude, syndicaliste CGT spectacle
Moreira Carlos, secrétaire général de la Fédération nationale CGT des Industries chimiques
Orhesser Hélène, Solidaires 13
Ossant Hervé, secrétaire général de l’UD CGT 93
Painchan Reza, syndicaliste FO
Périllat Marie Cécile, responsable syndicale FSU
Peyrade Marc, secrétaire général de la FILPAC CGT
Le Ménahès Pierre, ex secrétaire général CGT SBFM
Piron Dominique, responsable départemental CGT 72
Ponvert Véronique, responsable syndicale FSU
Prince Mickael, CGT STEF Chaulnes
Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU 19
Sanchez Daniel, syndicaliste CGT
Schmitt Jerome, secrétaire de la fédération des syndicats Sud Energie
Sergent Nicole, syndicaliste FSU
Sueur Eric, Secrétaire général FSU Ile de France
Taillandier Christian, secrétaire national SNUITAM-FSU
Talbot Baptiste, secrétaire général de la Fédération CGT des Services publics
Téjas Patricia , syndicaliste CGT Finances
Trésallet Guy, syndicaliste FSU – Front des luttes
Van Rensberger Michel, responsable CGT Presstalis
Vaulot Corinne, secrétaire générale CGT Educ 31
Verzeletti Céline, syndicaliste UGFF CGT
Vidallet Gisèle, secrétaire générale de l’UD CGT 31
Vire Emmanuel, SNJ CGT
Wallet Nicolas, Secrétaire général FSU 75
Witt syndicaliste étudiante
Ziegelmeyer Laurent, ancien responsable CGT Sanofi Paris

Animatrices et animateurs du mouvement associatif

Andersson Niels, Sortir du Colonialisme
Antony Michel, ancien président des hôpitaux et maternité de proximité
Azaria Ana, présidente de Femmes Egalité
Bache Marinette, Résistance Sociale
Bonnet-Ouladj Emmanuelle, dirigeante d’une fédération sportive
Brival Marie Laure, Collectif maternité des Lilas
Chailley Jean Claude, Résistance Sociale
Chocteau Guillaume, responsable associatif
Dareau Luc, militant économie solidaire
Deluze Evelyne, secrétaire de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité
Derrien Hélène, vice-présidente de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité
Dulong Ourdia, Faire Front à gauche, amis de l’usine
Eyraud Jean Baptiste, DAL
Favier Jean Pierre , président d’un club omnisports
Forte Eric, dirigeant économie sociale et solidaire
Franchet Pascal, vice président du CADTM-France
Garcia Francisco , président d’Ensemble et solidaires UNRPA
Guibert Geneviève, Collectif 37 notre santé en danger
Habel Janette, coprésidente de la Fondation Copernic
Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et développement des services publics
Hernando Michel , Faire Front à Gauche, amis de l’usine
Khalfa Pierre, coprésident de la Fondation Copernic
Le Mignot Renée , co-présidente du MRAP
Longerinas François, Dirigeant économie sociale
Martins-Viana Lydia , dirigeante nationale du sport français
Massiah Gus, membre fondateur de l’IPAM
Mayer Sylvie, dirigeante économie sociale
Milesy Jean Philippe, dirigeant économie sociale et solidaire
Minot Didier , collectif des associations citoyennes
Nay Françoise, présidente pour la coordination des hôpitaux et maternité de proximité:
Potavin Jack, dirigeant économie sociale
Robin Philippe , président d’un club omnisports
Rollat Danielle , vice-présidente d’Ensemble et solidaires UNRPA
Rotjman Suzy, CNDF
Surduts Maya, CNDF CADAC
Trouve Gilbert, dirigeant d’une fédération sportive
Villechalane Philippe, Association de luttes contre le chômage et la précarité
Vivien Didier , dirigeant sportif
Zedriri Malika, Association de luttes contre le chômage et la précarité

Responsables de formations politiques, élu-e-s

Adenot Dominique, ANECR
Amard Gabriel, Président de la Gauche Par l’exemple
Assassi Eliane, PCF
Autain Clementine, Ensemble
Bakin Benjamin , Alternative Libertaire
Besancenot Olivier, NPA
Billard Martine, co présidente du PG
Buffet Marie George, PCF
Castex Françoise, députée européenne
Chassaigne André, PCF
Esquerre Laurent , Alternative Libertaire
Hoang Ngoc Liem député européen
Idir Noredine, MJCF
Jallamion Lucien, République et Socialisme
Laurent Pierre, PCF
Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité
Malaisé Céline, conseillère régionale Ile de France
Martin Myriam,  Ensemble
Martin Elisa, membre du BN du Parti de Gauche
Mecary Caroline, Conseillère régionale IDF EE-LV
Mélenchon Jean- Luc, depute européen, coprésident du PG
Pelissier Jean-François, Ensemble
Picquet Christian, GU
Pierrel Christian, porte-parole national du PCOF
Poupin Christine, NPA
Poutou Philippe, NPA
Simonnet Danielle, SN du PG, conseillère de Paris
Soboul Edith, Alternative Libertaire
Toubhans Marie-Pierre, Ensemble
Touly Jean-Luc, conseiller régional apparenté EELV
Vergiat Marie Christine, députée européenne

 

http://www.marche12avril.org/

15/03/2014

18 MARS, CONVERGENCE DES FORCES SOCIALES CONTRE L'AUSTÉRITÉ !

Communiqué du Front de Gauche

La politique d’austérité du gouvernement accentue chaque jour la crise. Elle ne cesse d’aggraver la situation sociale des salarié-e-s du privé et du public, des privé-e-s d’emploi, des étudiant-e-s et des retraité-e-s.
Au lieu de s’apercevoir que le remède est pire que le mal, d’écouter les protestations soulevées jusqu’au sein de sa propre majorité, le gouvernement persévère dans le choix de satisfaire la finance et le grand patronat : hier avec le TSCG et l’ANI, aujourd’hui avec l’annonce du « Pacte de responsabilité » et de coupes budgétaires de 50 milliards d’euros, demain avec les projets de suppression des élections prud’homales et d’adoption du traité transatlantique de libre-échange.
Chaque jour le gouvernement répète que sa politique est la seule possible : gel du smic et du point d’indice des fonctionnaires, diminution des retraites, allégement et exonérations des contributions des entreprises sans aucune compensation, augmentation de la TVA, démantèlement et destruction des solidarités nationales, assèchement du budget des collectivités locales...

 

Or des alternatives sont possibles. Elles nécessitent une rupture avec les dogmes libéraux véhiculés par les gouvernements de l’Europe libérale : sécuriser l’emploi, rendre l’emploi prioritaire sur les plus-values boursières, rendre l’égalité femme-homme effective, augmenter les salaires, sauvegarder et développer la protection sociale et les services publics, mettre l’Humain avant la finance.
Rien n’est inéluctable. Nous devons ouvrir la voie aux mobilisations citoyennes qui pourront nous permettre de combattre efficacement la politique d’austérité et empêcher l'adoption du Pacte dit « de responsabilité » du gouvernement. Pour cela la convergence de l’ensemble du mouvement social doit avoir lieu.

 

La journée interprofessionnelle de mobilisation massive du 18 mars à l’initiative des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires peut et doit en être le signal d’envoi. Aussi, le Front de gauche apporte son soutien à cette journée d’action en appelant l’ensemble de ses militant-e-s et sympathisant-e-s – salarié-e-s du public comme du privé, étudiant-e-s, privé-e-s d’emploi ou retraité-e-s - à se mobiliser et à participer massivement aux actions interprofessionnelles de manifestations, rassemblements et grèves du 18 mars.


Paris, le 10 mars 2014

18/11/2013

Redonner de nouvelles perspectives au monde du travail

Par Alain Girard, délégué national aux luttes sociales

Ne pas se perdre dans une vague anti-tout et savoir faire la différence entre progrès et réaction afin que chacun soit à sa place et coiffé du bon bonnet, voici la réflexion qu’il faut mener. Il est important, voire indispensable, d’observer et de comprendre les colères sociales qui s’expriment. Elles partent toutes du même réflexe, le refus de l’enlisement dans lequel nous entraînent le monde de la richesse, les profiteurs et le capitalisme financier.

L’agression est sévère contre le monde social et ouvrier, contre les salariés qui voient que leurs salaires ne suffisent plus à faire face aux dépenses et qui perdent leurs emplois, contre les retraités qui ont payé des cotisations toute leur vie et enrichi les patrons, qui voient le système s’effondrer et qui se retrouve confrontés à la précarité au bout de tant d’années d’efforts et de restrictions. La souffrance est bien là, l’angoisse s’installe profondément et les réactions n’en sont que plus spectaculaires mais ô combien justifiées. Que faire lorsque l’on perd son emploi dans une région sinistrée ? Que faire devant l’injustice ? Quelle réaction face au paradoxe qui s’expose de plus en plus au grand jour ?

D’un coté, les scandales des affaires, des grands patrons, des actionnaires qui touchent des millions d’euros provenant du labeur des salariés. De l’autre, des millions de gens dont la réaction de colère et humaine critiquée, dénaturée, rejetée à la fois par le Medef et par un gouvernement souvent méprisant qui renvoie sans cesse la faute sur l’ancien gouvernement et la crise, et qui s’excuse de ne pas mener une politique plus protectrice.

Aujourd’hui on ne peut échapper à la réalité : de nombreuses entreprises rentables et actives sont menacées de fermeture, en rupture financière. Dans les tribunaux de commerce des centaines de dossiers sont en cours d’étude pour un redressement ou une liquidation. Des choix sont faits par les directions patronales, qu’elles soient établies en France ou à l’étranger, jugeant que l’efficacité n’est plus à l’ordre du jour, et que de ce fait il importe peu de semer misère et désarroi : ce qui compte c’est d’abord l’intérêt du capital, de l’actionnaire. Elles vont même plus loin, tentant de se servir dans les caisses de l’état afin de rétablir les déséquilibres financiers dont elles sont à l’origine et n’ont pas honte de formuler des demandes se chiffrant à des millions d’euros pris sur nos impôt alors que des cadeaux fiscaux vont encore alimenter leurs caisses en 2014.

Pourront-elles justifier encore longtemps cette attitude, se cacher derrière ce paradoxe infernal ? Il faut revenir à un esprit républicain qui consiste à maintenir et à défendre le niveau d’un pays comme le nôtre. Le gouvernement, le pouvoir en place qui se réclame de la gauche, peut-il encore développer un artifice, un semblant de concertation ? Un pouvoir de gauche ne devrait-il pas se reposer sur les syndicats, sur les associations de citoyens, sur le citoyen lui même afin d’imposer populairement, dans le bon sens du terme, un programme social de fond s’adressant d’abord au peuple et aux besoins sociaux de notre pays ? Comment peut-il inspirer confiance étant donnés ses décisions arbitrales sur le budget et son manque de fermeté à l’égard des grands groupes et des patrons voyous qui lui imposent un programme élaboré par les cols blancs destructeurs de la finance ? Cela ne correspond en aucune manière au résultat de l’élection présidentielle et aux promesses faites.

Il est impossible de cautionner une telle orientation, qui affaiblit la situation individuelle et collective des salariés et des retraités. Nous devons rejeter les décisions contraires à l’évolution sociale répondant aux attentes de tout le pays, à moins de faire le choix et le jeu d’un parti comme le FN, à moins de reculer devant le courage qui s’impose et de cautionner l’idée que le pouvoir que nous avons donné nous a été volé.

Ce pouvoir s’attaque à tout : emploi, sécurité sociale, retraites. Face à tant de contradictions il est de notre devoir de syndicalistes, de militants, de citoyens, de prendre part au combat mené depuis des années, celui des révolutionnaires contre le réformisme, celui des ouvriers contre l’intérêt bourgeois, celui de la République sociale contre l’état capitaliste, celui de la démocratie contre la répression sociale, comme c’est le cas à Roanne ou en Bretagne.

Nous avons aujourd’hui tous les ingrédients pour poser sur la table du Front de Gauche la responsabilité collective de la cohérence et de la cohésion de notre existence. Nous avons la responsabilité de dépasser la seule pratique de l’élection et de promouvoir une véritable riposte citoyenne, organisée et gérée par un ensemble de masses dépassant les seuls enjeux électoraux des municipales ou des européennes. Ne nous détournons pas de notre combat de fond : faire de nouveau gagner la démocratie collective basée sur le choix du peuple. C’est cela aussi qui peut aider la gauche, et pour cela il faut mettre en avant le développement des luttes ouvrières auxquelles il faut redonner l’importance qu’elles méritent !

La casse n’en finit pas, les plans sociaux sont de plus en plus nombreux, le chômage sévit partout, tout cela au nom des conséquences d’une crise dont on nous dit pourtant qu’elle se termine. Alors pour qui, pour quoi, tant de destructions sinon parce que la politique menée est d’abord faite pour les riches, le maintien des exploiteurs, le grand patronat ? Ce n’est pas vers ceux-là qu’il faut se tourner mais vers le rassemblement des forces syndicales citoyennes qui, contrairement à ce que veulent nous faire croire certains, sont capables de faire basculer un mouvement vers une grande victoire du progrès et de la démocratie.

Ne devrions nous pas alors remettre en route le chantier d’un programme social pour l’humain d’abord ?

Une première étape sera de construire rapidement cette riposte unitaire nationale de gauche contre les orientations d’un gouvernement qui ne l’est plus. Une construction élargie avec toutes les consciences qui entendent notre message, car c’est en ouvrant des perspectives de progrès avec la gauche que l’on repoussera les assauts du FN et de la droite, c’est en organisant le 1er décembre une marche collective que l’on pourra défendre un nouveau programme comme ce fut le cas dans tous les grands combats qui ont permis d’avoir des droits et une reconnaissance sociale.

En avant dans cette belle offensive !

Alain Girard délégué national aux Luttes sociales