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04/02/2016

Le curé de Chelles et le Front National - communiqué de presse

Melun, le 2 février 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Objet/ Le curé de Chelles et le Front National


Nous dénonçons la tentative d’intimidation du Front National à l’encontre de Philippe de Kergorlay, curé de Chelles.

Philippe de Kergorlay, curé de Chelles, s’est indigné dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse de la suppression de la réduction de 75% sur le forfait solidarité transport pour les étranger-es en situation irrégulière bénéficiaires de l’Aide Médicale d’Etat (AME). Cette mesure présentée par la nouvelle majorité de droite venait en effet d’être adoptée par le Conseil Régional d’Île de France. Dans cette lettre, dont des extraits ont été publiés dans le journal Le Parisien du vendredi 29 janvier 2016, Philippe de Kergorlay dénonce une décision qui, selon lui, pénalise « les plus misérables » et revient à les priver « de toute aide alimentaire, de tout accès aux droits les plus élémentaires ».

Les positions du clerc ont visiblement déplu au Front National qui, par l’intermédiaire de sa représentante de Chelles, vient de lui adresser une lettre de rappel à l’ordre et à sa fonction, dont Le Parisien se fait l’écho dans son édition d’aujourd’hui.

Nous dénonçons avec force ce que nous considérons être une tentative d’intimidation de la part du Front National et une remise en cause brutale de la liberté d’expression.

Le Front National apparaît ici tel qu’il est, un parti censeur anti démocratique qui procède par intimidation et entend imposer son ordre sectaire à l’ensemble de notre société.


Signataires :

Europe Ecologie Les Verts 77, PCF 77, CDAFAL 77 (Conseil départemental des Associations familiales laïques), République et socialisme 77, la Ligue des Droits de l’Homme 77, le Parti de Gauche 77

03/11/2015

À Melun, mobilisons-nous pour l'hôpital public !

Communiqué du Comité de défense de l'hôpital de Melun

 

Aujourd’hui l’hôpital Marc Jacquet a une capacité d’accueil de 749 lits.

Le projet, c'est 510 lits au lieu de 749 actuellement.
239 lits de l’hôpital public supprimés !

L’hospitalisation publique perd donc le tiers de ses capacités, faisant peser autant d’inquiétude pour les patients que pour les 2000 membres du personnel.

Alors que la population du département augmente, que les files d'attente chez les médecins libéraux s'allongent.

Qui peut croire un seul instant qu’avec un tiers des lits et des places en moins, il n’y aura pas de graves conséquences autant pour les malades que pour les personnels, en particulier les personnels contractuels ?

Le tapis rouge est déroulé pour le privé.

Le projet d’établissement souligne que le nouvel hôpital sera « le plus grand pôle hospitalier public-privé de France ».
Vraiment ? Le plus grand en perdant des lits ?

Qu’on en juge :
L’hôpital public perd 239 lits ... et les cliniques Saint-Jean-Ermitage installent 224 lits.
Le projet d’établissement ose écrire que « le libre choix du patient sera garanti » !

30 lits publics d’un côté avec des attentes interminables pour avoir une place ; 224 lits privés de l’autre avec des dépassements d’honoraires jusqu’à 50% du tarif de base de la Sécurité Sociale !
Le bloc opératoire appartiendra entièrement à la clinique qui louera à l’hôpital 2 salles d’opération sur les 14 du bloc.

Un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) va être créé pour fermer des lits, des postes et des services en application de la loi Touraine.

Quel est le but du groupement hospitalier de territoire ?
Supprimer les doublons dans les spécialités coûteuses en plateau technique ou en ressources humaines.
Cela a le mérite d’être clair. Si l’hôpital de Melun et celui de Montereau par exemple ont deux services identiques, l’un d’eux devra fermer !
Comme s'il y avait trop d’hôpitaux, trop de lits, trop de services, trop de personnels !

Et au lieu de renforcer l’hospitalisation publique, de créer des services, des lits, des postes pour faire face à ces problèmes, l’Agence Régionale de Santé (ARS) en application des lois Bachelot et Touraine, à l’inverse, ferme services, lits et postes au nom des directives de l’Union Européenne pour faire baisser les dépenses publiques.

Sur les 50 milliards « d’économies » prévus par le Pacte de responsabilité, 10 milliards doivent être pris sur les dépenses de santé ! Cette politique est criminelle.

Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, le projet d’établissement de Melun indique :
« Il est également à noter que le sud du département est un territoire bien desservi, traversé par des autoroutes facilitant l’accès à la capitale ».
Ils préparent la population à accepter d’aller pour beaucoup de pathologies soit à l’hôpital de Corbeil, soit même à Paris.


Exigeons l'abrogation de la loi Bachelot, et le retrait du projet de loi Touraine.



Mais ce n'est pas tout :

Le choix de l'emplacement du futur hôpital de Melun est au moins irréfléchi, sinon carrément criminel.
Parce qu'il s'ajoute un autre risque : à cause des embouteillages de la rocade nord de Melun et de l'entrée de l'autoroute Francilienne, l'endroit choisi pour cet hôpital est l'un des plus encombrés de Melun : en d'autres termes, l'accès des ambulances est très problématique.
Le seul moyen de pallier cette difficulté d'accès est de mettre sur le toit de l'hôpital une base d'hélicoptères (ou de drones ?), comme celle de l'hôpital Henri Mondor à Créteil.

Et alors, il faut finir de raser le bois de Montaigu (un éco-quartier, disaient-ils ?), et insonoriser sévèrement les bâtiments de tout le quartier ...

Mais demander que les concepteurs et les profiteurs daignent tenir compte des conditions de circulation et de vie des habitants, c'est trop ...

 

Publié le 3 novembre 2015

09/10/2015

Troisième numéro de la Brie Résistante

Avec quelques semaines de retard, voici le troisième numéro de notre bulletin trimestriel.

Au sommaire :

- à la Une : "Département : la majorité est de droite, et ça se voit !" et "Réforme du droit du travail : retour au 19ème siècle"

- page 2 : éditorial : "Partout, la gauche", par Alexis Martinez

- page 3 : "Laïcité, la fille aînée de la République !" par Julien Guérin, et "Réforme territoriale et baisse des dotations : la relégation organisée de la Seine-et-Marne" par Maurice Moret

- page 4 : "En Grèce, SYRIZA et Alexis Tsipras à nouveau vainqueurs" et "Élections régionales : le Front de Gauche en selle"
 

 

Lien pour télécharger le troisième numéro de La Brie Résistante au format .pdf

30/03/2015

Second tour des élections départementales en Seine-et-Marne : la gauche est à reconstruire sur le département !

Si le Front National n'a remporté aucune majorité départementale, les résultats du second tour des élections départementales ont confirmé et amplifié les tendances du premier : les candidats UMP, UDI, MoDem et divers droite obtiennent près de 45% des suffrages, contre 29% pour ceux de la gauche dans son ensemble et 26% pour ceux du FN. Si ces données sont nécessairement influencées par le taux de présence au second tour de chacune des forces politiques, elles n'en sont pas moins significatives du nouveau rapport de force électoral en France depuis 2012, dans lequel la gauche dans toutes ses composantes réunit moins d'un tiers des suffrages, tandis que la droite sous toutes ses formes devient hégémonique avec plus de deux tiers d'entre eux, hégémonie marquée par une forte présence de l'extrême-droite.

Au niveau départemental en Seine-et-Marne, cette tendance nationale est largement confirmée. Si, au contraire du Var, la gauche demeure représentée au Conseil Départemental, elle est réduite à portion congrue, puisque n'ayant plus que 8 conseillers départementaux sur 46. Que ce soit à Mitry-Mory pour le binôme Front de Gauche, à Combs-la-Ville et à Pontault-Combault pour les binômes PS (sur le canton de Champs-sur-Marne, avec le retrait du binôme Front de Gauche - Europe Écologie Les Verts - Mouvement Républicain et Citoyen arrivé deuxième, le binôme PS était seul en lice au second tour), la gauche ne l'a emporté que confrontée au FN. Dans tous les cas de duel entre le PS et l'UMP-UDI, cette dernière l'a emporté.

Si la droite l'emporte largement contre le FN, les situations sont contrastées d'un canton à l'autre, et les résultats supérieurs à 40% pour le FN ne sont pas rares (8 sur 15 binômes qualifiés au second tour). Aussi bien en 2008 qu'en 2011, les candidats du FN avaient régulièrement franchi les 30% dans les cantons où ils s'étaient qualifiés, mais ces élections ont marqué pour lui le franchissement d'un nouveau pallier.

Après le retrait des binômes FdG-EELV-MRC sur le canton de Champs-sur-Marne et PS-FdG sur celui de Nangis, le Front de Gauche n'avait plus au second tour de candidats que sur le canton de Mitry-Mory. Le binôme Front de Gauche, largement devancé au premier tour, réalise au second contre celui du FN un résultat comparable à celui enregistré au second tour par les élus PCF et divers gauche (puis PG) des anciens cantons de Mitry-Mory et Dammartin-en-Goele (que le nouveau canton de Mitry-Mory recouvre à peu près), alors qu'ils étaient confrontés en 2008 à l'UMP.

 

Malgré un bilan honorable, la majorité sortante de gauche a été totalement balayée dans les urnes, ce dès le premier tour. Au second, la gauche n'a pu l'emporter que confrontée au FN. Ce résultat amplifie celui des élections municipales de l'année dernière, et confirme le diagnostic que nous avions alors porté sur la situation : en Seine-et-Marne, la gauche est littéralement à reconstruire.

 

Résultats des seconds tours :

- canton de Champs-sur-Marne : PS 100%

- canton de Chelles : UMP-UDI 73,68% ; FN 26,32%

- canton de Claye-Souilly : UMP 59,04% ; FN 40,96%

- canton de Combs-la-Ville : PS 60,74% ; FN 39,26%

- canton de Coulommiers : UMP-UDI 56,22% ; FN 43,78%

- canton de Fontainebleau : UMP 68,49% ; FN 31,51%

- canton de Fontenay-Trésigny : UMP 60,17% ; FN 39,83%

- canton de La-Ferté-sous-Jouarre : UMP 58,13% ; FN 41,87%

- canton de Lagny-sur-Marne : UMP-UDI 68,03% ; FN 31,97%

- canton de Melun : UMP 65,44% ; FN 34,56%

- canton de Nangis : UMP 56,95% ; FN 43,05%

- canton de Nemours : UMP 57,76% ; FN 42,24%

- canton d'Ozoir-la-Ferrière : UMP 69,28% ; FN 30,72%

- canton de Pontault-Combault : PS 59,77% ; FN 40,23%

- canton de Provins : UMP 57,82% ; FN 42,18%

- canton de Saint-Fargeau-Ponthierry : UMP 53,72% ; PS 46,38%

- canton de Savigny-le-Temple : UMP-UDI 52,66% ; PS 47,34%

- canton de Meaux : UMP 72,75% ; FN 27,25%

- canton de Montereau-Fault-Yonne : UDI 64,21% ; FN 35,79%

- canton de Mitry-Mory : FdG 54,66% ; FN 45,34%

- canton de Serris : UMP 67,87% ; FN 32,13%

- canton de Torcy : UMP-UDI 50,80% ; PS 49,20%

- canton de Villeparisis : UMP 63,55% ; FN 36,45%

23/03/2015

Panorama global en Seine-et-Marne après les départementales

Le premier tour des élections départementales a eu lieu dimanche dernier. Marquée par une forte abstention (inférieure au renouvellement de 2011 mais supérieure à celui de 2008), ce scrutin a vu le Front National s'établir nationalement sensiblement au même niveau que lors des élections européennes (25%).

Si la droite est confortablement en tête, l'UMP ne bénéficie pas d'une forte dynamique au-delà de ce que lui donnaient les sondages (environ 30%), et le poids des candidatures divers droite concurrentes des siennes est loin d'être négligeable (6%).

À gauche, c'est une déroute pour le Parti Socialiste, les candidatures qu'il soutenait réunissant moins de 20% des suffrages au niveau national. Cependant, la gauche dans son ensemble représente plus de 35% des suffrages exprimés. En particulier, les candidatures du Front de Gauche, seul, élargi à des démarches citoyennes et/ou en alliance avec d'autres forces (Europe Écologie - Les Verts, Nouvelle Donne, Mouvement Républicain et Citoyen, etc), ont réuni environ 10% des voix. C'est là une nette progression par rapport aux élections cantonales de 2008 et 2011 (renouvellement de la moitié des cantons à chaque fois).

 

En Seine-et-Marne, les candidatures portées par le Front de Gauche ont réunit près de 36 000 voix, soit 9,26% des suffrages. Ramené aux seuls cantons où il était présent, ce sont 10,86% des suffrages qu'il réunit.

La progression par rapport aux élections cantonales précédentes est importante. En effet, aux élections cantonales de 2011, les candidatures du Front de Gauche réunissaient 7,92% des suffrages, et à celles de 2008, le PCF en obtenait 4,93%, soit au total sur les deux renouvellements 6,26% des voix pour les candidatures PCF puis Front de Gauche sur le département.

 

Les binômes portés par le Front de Gauche sont présents au second tour dans trois cantons : celui de Champs-sur-Marne, celui de Mitry-Mory et celui de Nangis (dans le cadre d'une candidature commune PS-FdG).

La gauche est cependant éliminée du second tour dans 15 des 23 cantons. Elle a ainsi la certitude de perdre la majorité au Conseil Départemental.

 

En Seine-et-Marne comme ailleurs, la progression du FN a été forte. Si aux cantonales de 2008 et 2011 il avait qualifié en tout 22 de ses candidats au second tour sur 43 cantons - ce qui était déjà des résultats particulièrement élevés -, il est aujourd'hui présent au second tour dans 19 des 23 cantons, le plus souvent face aux candidats de l'UMP.

 

 

Résultats des candidatures du Front de Gauche et alliés au premier tour par canton en Seine-et-Marne :

- canton de Champs-sur-Marne : 21,63% (binôme FdG-EELV-MRC présent au second tour face au PS)
- canton de Chelles : 6,88%
- canton de Claye-Souilly : 15,97%
- canton de Combs-la-Ville : 11,99% (binôme EELV-PG)
- canton de Fontainebleau : 6,07%
- canton de La-Ferté-sous-Jouarre : 9,02% (binôme FdG-EELV)
- canton de Lagny-sur-Marne : 8,01%
- canton de Meaux : 7,76% (binôme FdG-EELV)
- canton de Melun : 10,77% (binôme FdG-EELV)
- canton de Mitry-Mory : 27,73% (présent au second tour face au FN)
- canton de Montereau : 8,38%
- canton de Nangis : 29,08% (binôme PS-FdG, présent au second tour face au FN et à l'UMP)
- canton de Nemours : 6,87%
- canton d'Ozoir-la-Ferrière : 5,78%
- canton de Pontault-Combault : 12,81% (binôme FdG-EELV)
- canton de Saint-Fargeau-Ponthierry : 7,82% (binôme FdG-EELV)
- canton de Savigny-le-Temple : 8,11%
- canton de Serris : 6,45%
- canton de Villeparisis : 7,73%

(pas de candidature Front de Gauche sur les cantons de Coulommiers, Fontenay-Tresigny et Provins)

07/11/2014

70ème anniversaire de la Libération : 3 soirées documentaires/débat dans le 77

Alors que nous fêtons cette année le 70ème anniversaire de la Libération, le gouvernement poursuit le détricotage des acquis sociaux obtenus grâce à l'engagement sans faille dans la Résistance de très nombreux militants progressistes, notamment communistes. Afin de contribuer, à son échelle, à la lutte contre les régressions sociales et les déformations historiques, le PCF des cantons de Torcy et de Noisiel organise trois soirées de débat autour de la projection de trois documentaires portant sur la Résistance et le programme du Conseil National de la Résistance.

 

A l’heure d’un acharnement sans précédent contre notre système de protection sociale et contre les droits des salariés sous réserve « d’économies » et de « compétitivité », mais aussi d’une réécriture toujours plus poussée de notre histoire sociale et politique, il nous est apparu urgent de rétablir, à notre niveau, certaines vérités.

C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Libération, nous proposons du 13 nov. au 2 déc. un cycle de trois projections de documentaires suivies de débats, à Torcy, Noisiel-Lognes et Bussy-Saint-Georges, sur le thème de la Résistance et du programme du CNR mis en œuvre à la Libération (voir l’invitation en pièce-jointe).

Nous invitons le plus grand nombre à participer à ces soirées s’inscrivant dans la défense et la revendication des nos acquis sociaux, payés au prix fort par les générations précédentes, et à relayer très largement cette invitation autour de vous.


Rappel des dates :

  • jeu. 13 nov. 20h, Petit-Théâtre de l’Arche à TORCY : « Les Jours Heureux » de Gilles Perret
  • mer. 19 nov. 20h, salle du Buisson St. Antoine à NOISIEL : « La traque de l’affiche Rouge » de Jorge Amat
  • mar. 2 déc. 20h, salle Lucie Aubrac à BUSSY-St.-GEORGES : « Faire quelque chose » de Vincent Goubet

 

Ci-joint, le document d'invitation, avec résumé des trois documentaires.

Invitation Projections-débats.pdf