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13/05/2014

Lettre ouverte du Combat Républicain à François Hollande

République et Socialisme 77 relaie la lettre ouverte / pétition adressée à François Hollande par Combat Républicain, Journal pour la République et le Socialisme dirigé par Pierre Carassus, ancien député élu en Seine-et-Marne, ancien maire de Vaulx-le-Pénil et ancien secrétaire secrétaire national du Mouvement Des Citoyens (MDC). Nous invitons nos lecteurs à signer cette pétition.

 

Un grand vent de colère souffle dans notre pays. Principal motif du mécontentement : la politique d’austérité appliquée par le gouvernement à l’instigation de l’UE et des marchés financiers.

Pourtant, aucune fatalité ne désigne les classes moyennes et populaires comme victimes propitiatoires de cette politique. Produits du travail de leurs salariés, des milliards d’euros enrichissent chaque année, sous la forme de dividendes, les actionnaires des sociétés du CAC 40. C’est là qu’il est possible de trouver les ressources dont l’Etat a besoin pour assainir ses finances. Il reviendra à la représentation nationale de légiférer au mieux dans ce sens – celui de l’intérêt général.

C’est pourquoi COMBAT REPUBLICAIN prend l’initiative de rédiger et d’adresser une lettre ouverte au Président de la République, signée par le plus grand nombre possible de nos concitoyens, afin que le gouvernement dépose un projet de loi assurant une plus grande justice dans le partage des efforts.

 

Soyons nombreux à la signer !

 

 
Pétition adressée à :
M. François HOLLANDE, Président de la République

 

LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE

Monsieur le Président de la République,

La politique d’austérité voulue par l’UE et les marchés financiers est aujourd’hui appliquée avec un zèle digne d’une meilleure cause par votre gouvernement. Cette austérité serait due à la dette publique, dont la charge représente le premier poste du budget de l’Etat, atteignant la somme de 47 milliards d’euros en 2013.

Or qu’est-ce que la dette publique sinon une machine infernale servant à enrichir les grands opérateurs financiers qui en détiennent les titres, dans le même temps qu’elle vampirise le budget de l’Etat ? Il en est ainsi depuis que la Banque de France en 1973, puis la Banque Centrale Européenne à sa création, se sont vu interdire le financement des déficits publics par la création monétaire.

Une fois de plus, ce sont les travailleurs et les classes moyennes qui seront ponctionnés afin de dégager, d’ici à 2017, les 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques annoncés par le Premier ministre. Au risque de condamner un nombre croissant de Français à la pauvreté, à renoncer à se soigner, à mal s’alimenter, à ne plus pouvoir faire face aux aléas de la vie quotidienne. Alors que les profits affichés par les sociétés du CAC 40 vont permettre à celles-ci de distribuer en 2014 40 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires au titre de l’exercice 2013, selon de très sérieuses estimations !

Le monde du travail n’est pas forcément hostile aux sacrifices. Il est aujourd'hui le seul à en faire. Vous vous honoreriez, Monsieur le Président, et renoueriez un dialogue fructueux avec vos électeurs si vous preniez l’initiative de faire légiférer le Parlement dans le sens d’une plus grande justice dans le partage des efforts. C’est pourquoi, en tant que citoyens soucieux de l’avenir et de la cohésion du pays, nous nous prononçons pour "GELER" À TITRE EXCEPTIONNEL L'ATTRIBUTION DE DIVIDENDES EN 2015 ET DOTER DE 40 MILLIARDS DE RECETTES FISCALES SUPPLÉMENTAIRES LE BUDGET DE L'ÉTAT.

Au nom de la République, nous vous demandons de rester fidèle au programme que vous avez énoncé au Bourget pendant la campagne de 2012. Non, l’austérité et le déclin ne sont pas une fatalité, et mettre à contribution les profits de la finance pour relancer l’économie nationale relève aujourd’hui du devoir d’un homme d’Etat.

Dans l’espoir d’être entendus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.

 

Cordialement,
[Votre nom]