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01/03/2016

APPEL de MILITANTS DE GAUCHE ET ÉCOLOGISTES DE L’AGGLOMERATION DE MELUN POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

L'avant-projet de loi présenté par la ministre du travail Myriam El Khomri constitue une grave remise en cause des droits des salarié-e-s, une véritable déclaration de guerre au monde du travail en même temps qu'un terrible retour en arrière. Plafonnements des indemnités à 15 mois de salaires pour les travailleurs licenciés, temps d'astreinte décomptés du temps de repos, possibilité de faire travailler les apprenti-e-s 10 heures par jour et 40 heures par semaine et les salarié-e-s 60 heures hebdomadaire (sans possibilité de refus), moindre majoration des heures supplémentaires, disparition des jours accordés en cas de décès d'un proche...

Les principales dispositions de ce projet aboutiront à une destruction du code du travail au seul profit du patronat qui applaudit d'ailleurs cette réforme. Le projet du gouvernement serait une rupture dans la hiérarchie des normes en prévoyant la possibilité d'accords d'entreprises contournant les organisations syndicales et qui prévaudraient sur la loi. Les salarié-e-s ne seraient, pour ainsi dire, plus protégé-e-s.

Après les 41 milliards du pacte de responsabilité distribués aux grandes entreprises, financés par une baisse dramatique des dépenses publiques, et sans aucun effet sur l'emploi, après la loi Macron facilitant le travail du dimanche, instituant des transports pour riches et pauvres, après l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, la coupe est pleine : trop c'est trop !

 

Nous appelons à une large mobilisation sociale et politique pour obtenir le retrait de ce projet dangereux pour nos droits en signant la pétition en ligne (https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci) ainsi que toute autre pétition allant en ce sens et en participant à la construction d'un mouvement associant toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit du travail protecteur pour tous les salarié-e-s. Nous ne sommes pas dupes du report temporaire de la loi par le gouvernement et restons mobilisés et vigilants.

Nous prendrons, dans les semaines qui viennent, des initiatives locales en ce sens et appelons dores et déjà à participer aux manifestations syndicales qui exigent le retrait du projet de loi dès le 9 mars avec la perspective d’une grève générale si nécessaire.

 

Bénédicte Monville (EELV, Melun), Pierre Carassus (Gauche Républicaine, Vaux le Pénil), Thomas Guyard (PCF, Melun), Nicolas Alix (PS, Dammarie les Lys), Jean-Louis Masson (PCF, Vaux le Pénil), Farida Atigui (Front de gauche, Melun) Patricia Rouchon (PCF, Vaux le Pénil), Régis Dagron (PCF, Livry sur Seine), Jean-François Chalot (POID, Vaux le Pénil), Margot Cimic (PCF, Dammarie les Lys) Sandro De Cecco (Parti de gauche, Melun), Julien Guérin (République et socialisme, Vaux le Pénil), Vincent Benoist (PCF, Dammarie les Lys), Yves Rémy (PCF, Melun)

14/02/2016

Soutien à Claude Jamet, maire de Bagneaux sur Loing !

Le 20 novembre 2012, et alors qu'une étude mandatée par le conseil régional d'Île-de-France et le conseil général de Seine-et-Marne concernant la reprise de l'activité verrière sur le site de l'usine Prevent Glass de Bagneaux sur Loing était sur le point d'être publiée, les machines de l'usine, qui avait licencié 219 salariés à sa fermeture le 18 mai, étaient mises aux enchères. Le maire de la petite commune de l'agglomération de Nemours, Claude Jamet, en signe de contestation de cette mise aux enchères à peine une semaine avant que puisse être discuté l'avenir du site, s'était alors enchaîné devant les portes du poste de garde de l'usine. Une action symbolique qui avait permis d'attirer l'attention des médias sur le sort de cette usine, l'un des derniers symboles de l'activité verrière historique de la région de Nemours, mais n'avait pas pu empêcher la mise aux enchères du site.

Menacée dans un premier temps suite à l'achat par un marchand de biens qui souhaitait découper le site en morceaux, l'usine a été sauvée par l'intervention de Claude Jamet, qui a convaincu des entrepreneurs locaux de surenchérir pour valoriser le site dans d'autres activités, notamment la location de véhicules industriels et la construction de maisons à ossature bois. En s'investissant sans compter pour la sauvegarde de l'activité dans sa ville de 1 700 habitants, Claude Jamet a démontré qu'il était habité par la volonté de permettre à Bagneaux sur Loing d'échapper au destin de ville-dortoir qui touche déjà tant de petites villes et villages en Seine-et-Marne.

Pour avoir voulu retarder la mise aux enchères des machines d'un site dont l'avenir n'était pas encore écrit, Claude Jamet a été mis en examen pour entrave à la liberté des enchères suite à une plainte déposée par le liquidateur judiciaire du site, dont l'action et les méthodes ont été très vivement contestées par les anciens salariés de l'usine.

 

Pour les militants de République et Socialisme en Seine-et-Marne, Claude Jamet n'a, dans cette affaire, rien fait d'autre qu'agir dans l'intérêt de sa ville et de ses administrés. Son action pour valoriser un site industriel majeur, organiser sa reconversion en bonne intelligence avec les entrepreneurs locaux et préserver l'emploi dans le sud Seine-et-Marne devrait au contraire être saluée. C'est pourquoi nous vous invitons à le soutenir en signant cette pétition.