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31/08/2015

Forum citoyen en Île-de-France le lundi 7 septembre au gymnase Jappy

À l'initiative des organisations du Front de Gauche, de la Fabrique Coopérative d'Île-de-France et de l'Appel pour un rassemblement citoyen en Région Île-de-France, un Forum Citoyen est organisé au gymnase Jappy le 7 septembre, dans la perspective des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Première étape de l'implication citoyenne que nous voulons tous la plus large possible, de la convergence entre organisations dans et hors du Front de Gauche, ainsi qu'avec les différents initiatives qui ont vu le jour sous diverses formes dans la région (Fabrique Coopérative, Rassemblement Citoyen et Assemblées Représentatives, Chantiers de l'Espoir, etc), ce forum, ainsi que ses prochaines répliques dans les départements, doit permettre de fixer le cadre permettant d'aboutir à la candidature d'une liste commune aux élections régionales en Île-de-France. Suivant le mot d'ordre "Penser, Construire, Agir", il s'agit au travers d'ateliers ouverts à tous d'aborder les éléments fondamentaux de notre démarche : le programme à porter, la démarche citoyenne et la méthode à adopter, les identifiants éthiques et civiques à incarner.

République et Socialisme est partie prenante de cette démarche inscrite dans la continuité de l'appel pour une liste de large rassemblement citoyen, écologiste et de gauche qui résiste à l’austérité du 29 juillet dernier et appelle à prendre part le plus nombreux possibles à ce Forum Citoyen, ainsi qu'à ses suites prochaines.

 

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Télécharger le flyer de l'événement au format .pdf.

29/07/2015

En Île-de-France, pour une liste de large rassemblement citoyen, écologiste et de gauche qui résiste à l’austérité !

Communiqué commun du Front de Gauche en Île-de-France.

 

L'Île-de-France est une belle région. C'est une région qui bouge. Dans ses territoires s'invente déjà l'Ile-de-France de demain, se construisent des solidarités nouvelles, des projets innovants. Mais, région la plus riche d'Europe, l'Île-de-France est aussi la plus inégalitaire. Elle est abimée par la précarité et le chômage de masse en particulier dans les quartiers populaires. Alors qu’elle accueillera cette année la COP21 sur le Climat, elle est également abimée par une pollution toujours grandissante. Cette situation est aggravée par la politique libérale de François Hollande et de Manuel Valls, entièrement dévoués aux exigences du MEDEF. Les racismes et les discriminations, alimentés par les discours dangereux de la droite et de l’extrême droite divisent les populations. Les politiques publiques aujourd’hui ne garantissent pas une véritable égalité des droits.

 

Nous avons besoin d’une Région qui s’affronte aux intérêts égoïstes des puissants, aux politiques d’austérité, libérales et productivistes du gouvernement et de l’Union Européenne.

 

Le Front de gauche est déterminé à œuvrer à un large rassemblement, basé sur une implication citoyenne capable de porter une ambition radicalement nouvelle, une alternative sociale, écologique et démocratique pour l'Île-de-France face à l’austérité. Plus cette ambition rencontrera la volonté des électeurs et des électrices, plus les possibilités de barrer la route de la Région à la droite et à l’extrême-droite seront importantes.

 

Nous voulons que le Conseil régional porte des politiques publiques locales offensives au service du bien commun contre les logiques de compétitivité que les marchés, la finance et le gouvernement prétendent imposer aux collectivités territoriales. Alors que toutes les métropoles du monde, dont celle du Grand Paris, sont construites sur un modèle libéral unique, qui exclut et qui pollue, nous voulons faire de l'égalité et de la transition écologique les moteurs du progrès humain. Nous sommes au côté des citoyennes et citoyens qui se mobilisent contre des projets imposés et surdimensionnés par rapport aux besoins réels (Europa City , Central Park à La Courneuve…), et pour des politiques d’aménagement solidaires et respectueuses de l’environnement. Face à cette Métropole centralisatrice, nous voulons une Région qui porte un autre aménagement du territoire que celui de pôles de compétitivité et de l’éloignement toujours plus grand entre les lieux de domicile et de travail.

 

Alors que la crise politique ne cesse de s’approfondir, nous voulons nous mettre au service de pratiques politiques nouvelles qui répondent aux aspirations de nos concitoyennes et concitoyens. Madrid, Barcelone ou Athènes ont montré la force de rassemblements portant cette ambition.

 

Nous proposons de faire des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains une occasion de renouveler les politiques régionales et la politique elle-même dans notre région.

 

Le Front de gauche entend ainsi contribuer, dans ce cadre, au rassemblement et à l’unité les plus larges possibles. Il veut se mettre au service d’une démarche reposant sur l’implication citoyenne, porteuse d’une véritable politique de gauche. Il s’adresse aux citoyennes et citoyens qui portent des projets innovants, utiles socialement et écologiquement : militant-e-s progressistes, féministes, associatifs, antiracistes, syndicaux, artistes, étudiant-e-s… et à toutes les forces désireuses d’une telle démarche. C’est dans ce sens qu’il s’adresse à Europe-Écologie-Les Verts, à Nouvelle Donne, aux socialistes en rupture, aux militant-e-s du NPA.

 

Les Franciliennes et les Franciliens aspirent à participer aux décisions. Des dynamiques émergent dans les territoires, les communes, les quartiers, qui associent élu-e-s locaux, associations, habitant-e-s, salarié-e-s… Elles nous invitent à repenser nos pratiques politiques, nos modes d'élaboration et de décision pour co-construire dans les faits une dynamique d'un type nouveau. Encore faut-il se donner les moyens de les associer, de mettre toutes ces énergies au service d'un projet d'égalité, d'émancipation humaine, de développement social et de transition écologique. Ce projet, nous voulons le mettre en débat tout au long de la campagne, le co-construire et l'enrichir jusqu'à sa mise en œuvre par le Conseil régional. Parce que nous portons l’ambition d’un renouveau politique, les listes auxquelles nous voulons contribuer devront être représentatives de cette diversité et de cette démarche du rassemblement des forces politiques et citoyennes.

 

De nombreuses initiatives ont vu le jour, qui revêtent des formes différentes mais partagent ce même objectif d'une implication citoyenne la plus large possible : les assemblées départementales de signataires de l’« Appel pour un rassemblement citoyen en Île-de-France » qui posent les principes d’assemblées représentatives, l’initiative de « Fabrique coopérative pour construire l'Île-de-France en commun », les Chantiers d’Espoir…

 

Nous souhaitons aujourd’hui qu’elles convergent. C'est pourquoi le Front de gauche propose de co-organiser avec elles le 7 septembre une première rencontre régionale, réunion de travail ouverte et collaborative, où pourront entrer en synergie les aspirations citoyennes et le large rassemblement des organisations politiques qui y participent. Nous proposons d’y débattre du projet régional, de la démarche de la campagne et de l’implication citoyenne, de la méthode de construction de la liste, et des principes de civisme, de dignité et de démocratie portés par cette liste, qui pourraient être inscrits dans une déclaration commune ou une charte. Cette réunion sera suivie d’assemblées départementales qui poursuivront ce chantier jusqu’à une grande assemblée régionale de lancement de la campagne électorale fin septembre.

 

Le 29 juillet 2015.

19/06/2015

La France doit soutenir le peuple grec : grande manifestation samedi 20 juin !

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29/05/2015

10 ans après le referendum de 2005

Victoire du non.jpgC'était le 29 mai 2005. Au terme d'une campagne référendaire âpre et tendue, dont le traitement avait été honteusement partial en faveur du "oui", le "non" l'emportait confortablement, avec 54,68% des suffrages exprimés. Les Français avait majoritairement rejeté le Traité Établissant une Constitution pour l'Europe (TECE), ceci alors que la quasi totalité des "partis de gouvernement" (UMP, UDF, PRG, PS, Verts) avaient pris position en sa faveur, alors que la quasi totalité des grands médias audiovisuels avait fait, sans trop prendre le soin de se dissimuler, campagne ouverte pour le "oui".

Face à l'unanimisme des puissants, les opposants au traité étaient caricaturés en chauvins étroits d'esprit, réactionnaires et frileux. Pourtant, si la droite souverainiste et l'extrême-droite avaient bel et bien pris position contre le TECE dès le départ, c'est à gauche que la victoire du "non" a été acquise. Sans la dynamique unitaire des Collectifs pour un non de gauche, sans leurs multiples initiatives partout en France pour expliquer le contenu de ce traité, ses conséquences, ses inspirations, jamais une large majorité de sympathisants de gauche (70%) n'aurait voté contre ce texte, et jamais le "non" n'aurait été majoritaire au soir du 29 mai.

C'est par la dynamique unitaire à gauche que la victoire a été conquise.

Sans elle, les secteurs du Parti Socialiste et des Verts qui avaient été mis en minorité n'auraient jamais osé faire campagne contre la décision majoritaire de leurs camarades. Sans elle, les liens entre les différentes galaxies de la gauche radicale seraient restés au stade embryonnaire. Sans elle, la perspective alternative à gauche serait restée lettre morte. Sans elle, tant et tant de nos concitoyens indécis se seraient abstenus ou auraient suivi le vent dominant plutôt que de voter contre ce traité.

Certes, la victoire du "non", si elle a mis un premier coup d'arrêt à laSarkhollande.png ratification du TECE (le coup d'arrêt définitif étant venu avec le rejet encore plus massif du traité par les citoyens néerlandais), n'a pas débouché pour autant sur un bouleversement radical du paysage politique. Les atermoiements et les querelles de chapelle et d’égos ont tué dans l’œuf la perspective ouverte par les Comité antilibéraux. En 2008, le Traité de Lisbonne et ses protocoles additionnels, ratifiés par la voie parlementaire par la majorité de droite renforcée d'une grande majorité des parlementaires du PS, ont repris l'essentiel du contenu de ce texte rejeté explicitement par les Français trois ans auparavant. Une forfaiture insigne. Les deux présidents élus en 2007 puis 2012 avaient fait en 2005 la couverture de Paris Match, habillés à l'identique, pour soutenir béatement la même position. Malgré l'émergence du Front de Gauche en 2009 et le bon résultat de son candidat Jean-Luc Mélenchon en 2012, la gauche radicale demeure loin encore de pouvoir prétendre à être en tête de la gauche, sans parler d'atteindre une majorité dans le pays.

Pourtant, cette date du 29 mai 2005 ne doit pas être oubliée. Elle ne doit pas être abandonnée aux conservateurs. La portée de l'événement ne doit pas être niée. Nous avons fait la preuve qu'il était possible de conquérir une majorité d'idées sans sombrer dans les travers de la personnification, de la démagogie et de la caricature. Nous avons fait la preuve que la victoire viendra de la conviction apportée au peuple français, qui est un peuple mature, parfaitement en mesure d'assumer sa souveraineté. Nous avons fait la preuve que l'unité de fond sans soucis des étiquettes est une dynamique victorieuse.

 

Dix ans après cette victoire, le combat demeure à l'ordre du jour. Les oligarchies gouvernementales qui décident de la politique européenne sont certes traumatisées, mais elles persistent dans leurs volontés autoritaires d'imposer aux peuples européens leur voie libérale.

Mais en cette année 2015, nous voyons surgir des fissures béantes dans leur domination jusqu'ici sans partage. En Grèce, un gouvernement de gauche radicale se dresse et résiste contre la volonté unanime des gouvernements soumis au consensus de Bruxelles. En Espagne, les secousses se multiplient, au travers desquelles se profile la perspective d'une alternative de gauche. De même en Irlande. C'est d'abord chez les peuples qui ont le plus souffert des ravages du libéralisme débridé que les peuples se relèvent.

En France, le Front de Gauche peut et doit être le noyau d'un vaste mouvement d'irruption du peuple, à vocation majoritaire pour mener ici aussi une politique alternative. C'est possible, nous l'avons démontré il y a tout juste dix ans. C'est notre responsabilité devant l'histoire.

 

Alexis Martinez

10/01/2015

Le Front de Gauche appelle aux manifestations citoyennes de ce week-end

Communiqué de 5 organisations du FRONT DE GAUCHE (PCF, PG, Ensemble, GU, R&S)

Le Front de Gauche appelle aux manifestations citoyennes de ce week-end.

La douleur face au meurtre politique de nos amis de Charlie Hebdo et des policiers qui les protégeaient reste immense. Nous sommes dans le temps du deuil mais nous espérons que leurs assassins seront vite rattrapés et jugés.

Mercredi nous étions aux rassemblements spontanément organisés. Le FDG appelle naturellement aux marches citoyennes de ce week-end dont celle de Paris entre République et Nation.

Nous manifesterons en hommage à l’équipe de Charlie Hebdo, en solidarité avec leurs proches, leurs collègues et leurs amis. Nous manifesterons au nom de la liberté d’expression et des valeurs défendues par l’équipe de Charlie Hebdo car ce n’est pas n’importe quel journal qui a été attaqué. C’est un journal qui, fondamentalement, s’oppose à l’ordre établi avec une arme, l’humour et la dérision. C’est pourquoi nous manifesterons en refus de tous les racismes, pour l’égalité contre les discriminations, pour une laïcité émancipatrice et la liberté de conscience.

Cette marche est une réplique républicaine contre l’obscurantisme et les intégrismes religieux d’où qu’ils viennent. Le Front de gauche condamne toutes les tentatives d’assimiler les musulmans vivant en France à ces actes terroristes. Les forces qui prônent l’exclusion et la xénophobie n’y ont donc pas leur place à commencer par le FN. Ce serait insulter la mémoire de nos amis.

Nous sommes Charlie et nous le resterons.

20/12/2014

Déclaration du Front de Gauche sur les élections départementales

Logo FdG RVB.pngLe 17 décembre 2014

 

Les élections départementales de mars 2015 seront un test politique important.

Elles interviendront dans un contexte d'aggravation de la politique libérale conduite par le président de la République et son gouvernement, une politique au service du MEDEF dont  le cours autoritaire face aux luttes populaires renforce le discrédit sans précédent de l’exécutif.

La crise politique s’aggrave de jour en jour, la base sociale du président et de son premier ministre ne cesse de se réduire. Ce pouvoir est aujourd'hui minoritaire dans le cœur de celles et ceux qui restent attachés aux valeurs de la gauche. Minoritaire dans le peuple, sans majorité absolue à l’Assemblée Nationale, battu au Sénat, l’exécutif n’a pas la légitimité pour appliquer une politique, contraire à ses engagements électoraux, qui divise et décourage le monde du travail, les classes populaires et la jeunesse.

Cette crise politique est désormais une crise de régime, celle de cette monarchie présidentielle qu’est la 5ème République.

Pour les populations déjà durement éprouvées, les conséquences sont très lourdes. Les départements sont en effet un maillon essentiel des politiques publiques dans notre pays. Avec 72 milliards d'euros de dépenses chaque année, ils gèrent notamment toutes les politiques sociales : assistantes sociales, versement des allocations de solidarité (RSA, APA, PCH, ...), placement et suivi des mineurs étrangers, politiques en direction de l'enfance en danger, PMI, etc...

Cette situation est d’autant plus dangereuse qu’elle ouvre la voie au retour d'une droite confortée dans ses choix réactionnaires ; elle permet au Front national en masquant ses véritables objectifs, de se présenter comme une alternative.

Le Front de gauche s'oppose à la fois  à la politique d’austérité menée par le gouvernement et à l’offensive de la droite et de l'extrême droite.

En dépit de multiples protestations, l'existence même des départements  est menacée.  Manuel Valls  passe en force.

Pourtant  le nouveau découpage des cantons est l'objet de nombreux recours auprès de la justice, le sort réservé aux départements en liaison avec la mise en place des métropoles n'est pas connu et les compétences  des conseillers départementaux n'ont pas encore été clarifiées. 

La réforme territoriale mise en place cherche uniquement à répondre aux impératifs sans fin de compétitivité des grandes entreprises, par la mise en concurrence des territoires, l'éloignement des citoyennes et des citoyens de leurs élu-e-s, la mise en cause des services publics pour  préparer leur externalisation et le transfert de tout ce qui est rentable pour satisfaire aux exigences financières des groupes privés. Elle rompt avec les principes républicains d'égalité et de solidarité territoriale. Le soi-disant « choc de simplification » est une recentralisation qui se fait au détriment du bien commun que constitue la démocratie locale. Il s’agit en réalité d’un processus « dé-constituant » qui mine toujours plus la souveraineté populaire.

Cette réforme s'inscrit dans le cadre des politiques d'austérité qui cherchent à soumettre toute l’Union européenne aux exigences des marchés. Les collectivités territoriales sont sommées de réduire leurs dépenses et leurs effectifs, condamnées à voir leurs dotations drastiquement réduites alors qu'elles assurent 70% de l'investissement public et jouent un rôle indispensable en période de crise pour les populations.

Déjà des coupes budgétaires touchent de nombreux secteurs. Le financement des associations, les politiques culturelles et sportives sont remises en cause.

En supprimant « l’entrave à la concurrence » que constitue la clause de compétence générale des collectivités, le gouvernement est cohérent : il s’inscrit dans le cadre de la négociation du Grand Marché Transatlantique (TAFTA).

Il faut ouvrir une autre voie.

Le FdG veut être un outil au service de cet objectif.

Le Front de gauche appelle à susciter la plus large implication citoyenne possible, bien au delà des partis politiques,  de celles et ceux qui opposent la nécessité de politiques alternatives aux choix de ce gouvernement, qu’il s’agisse de syndicalistes, de personnalités de la vie associative ou de simples citoyen-ne-s engagé-e-s.

Mobilisons-nous pour sauvegarder et promouvoir les politiques publiques de solidarité que nos élu-e-s  se sont efforcé-e-s de mettre en œuvre dans de très nombreux territoires, pour faire échec aux politiques d'austérité et à la réforme territoriale.

Mobilisons-nous pour développer une démocratie de proximité, ajustée aux besoins et à l'expérience des citoyens.

Nous les appelons à ne pas traduire leur déception par l’abstention, à contribuer par leur vote à faire émerger une alternative de transformation sociale et écologique dans tout le pays, à faire élire de nombreuses élues et élus qui défendront ces orientations dans les collectivités locales en empêchant la droite et l’extrême-droite de gagner la très grande  majorité des départements.

Au plan national nous entendons prendre appui sur ces élections pour mettre en mouvement une force capable de construire l'alternative nécessaire à gauche, en nous appuyant sur les luttes et les résistances qui s'opposent à la politique suivie et que nous entendons contribuer à développer.

Rien n’est possible sans la mise en mouvement du peuple, sans la mise en mouvement des citoyennes et des citoyens qui aspirent à un renouveau de la politique.

C’est sur ces bases que le FdG entend impulser des candidatures citoyennes dans tout le pays.

Nous n’entendons pas le faire seuls.

C’est pourquoi nous, l’ensemble des composantes du FdG, nous nous adressons à tous nos partenaires potentiels de la gauche et de l’écologie qui refusent la politique du gouvernement. Nous voulons construire ces candidatures avec celles et ceux dont l’engagement associatif ou syndical témoigne de la volonté d’imposer une autre politique.

Ensemble, nous pouvons résister à l'austérité, promouvoir la démocratie locale et l'intervention citoyenne, contre la réforme territoriale. Nous voulons gagner des élus prêts à agir sur ces bases pour construire de nouvelles majorités anti-austérité dans les Conseils Départementaux.

Le FdG invite toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche à construire des candidatures de large rassemblement en s’appuyant sur des assemblées citoyennes, au niveau des cantons, pour discuter et décider  dans la concertation du contenu des propositions et des candidatures. Cette démarche contribuera à impulser une  dynamique populaire indispensable pour gagner.

Le FdG propose que l'ensemble de ces candidatures soit identifié nationalement par une appellation et des propositions inscrites dans un document qui fasse référence. Dans chaque département ces candidatures se présenteront comme une alternative à celles des forces qui soutiennent la politique gouvernementale.

Le FdG entend contribuer à cette construction commune en proposant des actions et des mesures permettant de répondre aux urgences sociales et écologiques actuelles.

  • Agir contre les politiques d'austérité dans les départements, contre la réduction des dotations aux collectivités locales imposées par le gouvernement, contre les diktats de l'Europe.
  • Dans l’esprit de la VIème République à laquelle nous aspirons, combattre la réforme territoriale et donner plus de pouvoirs aux citoyens par une démocratie participative de proximité. Construire une véritable coopération de projets entre les territoires, basée sur la solidarité et non sur la concurrence.

Nos élu-e-s respecteront des principes susceptibles de rétablir la confiance en la politique par de bonnes pratiques de gestion, la transparence des décisions, la participation citoyenne, les compte rendus de mandat, l'exigence de probité, la lutte contre le trafic d'influence, et tendre vers le non cumul des mandats.

  • Soutenir les mobilisations contre l’austérité, ainsi que celles qui promeuvent un nouveau type de progrès humain durable, non productiviste, respectueux de la planète, tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, l'égalité hommes-femmes.
  • Affirmer notre solidarité avec les mouvements sociaux contre la  répression patronale ou gouvernementale et la criminalisation de ces mouvements.

Définir les grands axes d’une politique alternative à l’échelle des territoires :

  • Réforme globale de la fiscalité locale permettant plus de justice et mettant à contribution les actifs financiers des grandes entreprises.
  • Construction entre les départements, les communes et l’État, de politiques  publiques de solidarité et notamment  d'un véritable service public d'aide à la personne dans lequel l'Etat assurerait la responsabilité du financement des allocations sociales en se basant sur la solidarité nationale.
  • Mesures d’urgences pour les collectivités qui sont asphyxiées financièrement, en leur permettant l'accès à des crédits à taux bas, comparables à ceux que la BCE distribue aux banques (0,05%) et en refusant le paiement des emprunts toxiques.
  • Engager une transition écologique dans chaque département en matière de transports publics, de soutien à l'agriculture paysanne, de protection de la biodiversité, de gestion naturelle des massifs forestiers, de désobéissance aux règles européennes de libre échange et de privatisation des sous-sols (GMT-TAFTA)...
  • Nous refusons les projets qui ne répondent pas à l’intérêt général et sont écologiquement nuisibles et exigeons le recours au référendum quand un projet  local est contesté.