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05/11/2016

La relaxe pour Jean François Chalot ! Communiqué du comité de défense de l'hôpital de Melun

C’est avec stupéfaction que le Comité de défense de l’hôpital de Melun a appris que Jean François Chalot, l’un de ses membres, était convoqué le jeudi 10 novembre devant le tribunal correctionnel de Melun suite à une plainte déposée par le directeur du centre hospitalier Marc Jacquet.

Qu’est-il reproché à Jean François Chalot ? D’avoir mis en relation deux faits qui se sont déroulés dans la même période : la mort d’un SDF dans sa voiture garée sur le parking de l’hôpital et l’inquiétude affichée publiquement par le directeur de l’hôpital de voir des SDF squatter des bâtiments du centre hospitalier.

Le comité de défense de l’hôpital de Melun combat depuis des années :
- contre la privatisation de la chirurgie dans la cadre de la plateforme public-privé avec la clinique Saint Jean,
- pour que l’hôpital reste un hôpital de plein exercice 100% public avec tous ses services,
- contre les fermetures de services, de lits et de postes,
- pour que les lois Bachelot et Touraine soient abrogées.

Les pouvoirs publics, les autorités de tutelle sont restées insensibles aux milliers de signatures réunies par le comité de défense.
Et aujourd’hui, l’un de ses militants est traîné devant les tribunaux pour un billet d’humeur dont les faits qu’il relate ne peuvent être contestés !

Le comité de défense assure Jean François Chalot de son soutien.
Pour le comité, il n’y a qu’une exigence conforme à la justice : la relaxe totale de notre camarade.

Melun, le 3 novembre 2016

28/08/2016

Un itinéraire militant, de Jean-François Chalot : le parcours d’un instituteur du peuple

Paru récemment le livre autobiographique de notre ami Jean-François Chalot retrace son parcours militant et personnel avec beaucoup de finesse et d’émotion. Élu municipal à Vaux le Pénil, militant laïque et politique, ancien instituteur syndicaliste, Jean-François possède plus d’une corde à son arc. Lire cet ouvrage d’un peu plus de cent pages c’est replonger dans plus de 50 ans d’histoire politique, sociale et militante où notre camarade fut très souvent en première ligne du combat pour la justice sociale, la laïcité et l’égalité.

 

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Instituteur et activiste

Né en 1948 dans le village de Blandy les Tours, à l’Est de Melun où son père est directeur d’école, c’est un enfant déjà rebelle mais qui, très tôt, a contracté le virus de la lecture qui, aujourd’hui encore, demeure sa grande passion. On suit alors le parcours du jeune normalien qui devient instituteur en même temps qu’il plonge dans le bain militant en adhérant aux Jeunesses socialistes SFIO (le PS de l’époque) et au puissant SNI (syndicat national des instituteurs) auquel il va consacrer son énergie et son temps. Mai 68 lui fait découvrir les militants trotskistes de la Jeunesse communiste révolutionnaire qu’il rejoint avec enthousiasme tant la sclérose de la SFIO parait alors avancée et irréversible. Au cours de ces brûlantes années 70, où la jeunesse s’engage en masse dans les rangs d’organisations de gauche et d’extrême-gauche, Jean-François prend toute sa part aux combats de l’époque : la lutte contre la guerre du Vietnam, la solidarité avec le Chili d’Allende, les comités de soldats et les bagarres pour les droits démocratiques des jeunes appelés à l’armée. Son activisme dans les rangs trotskistes ne l’éloigne cependant jamais du terrain où sa pratique professionnelle, inspirée des méthodes de pédagogie active et antiautoritaire de Célestin Freinet, le met en contact quotidien avec les enfants de communes rurales et populaires de Seine et Marne. Il devient également au cours de ces années un pilier de la tendance Ecole Emancipée qui rassemble en son sein les enseignants révolutionnaires et antistaliniens. Militant syndical et politique, il est un constant et ardent défenseur de l’indépendance du mouvement social vis-à-vis des appareils qui voudraient le contrôler.

Le combat laïque et l’éducation populaire

Quittant avec son épouse, elle aussi institutrice, et ses enfants la Seine et Marne à la fin des années 70 il vit et travaille quelques années en Mayenne. Dans un département conservateur, empreint de culture catholique, Jean-François est un actif animateur du grand combat laïque pour la défense d’une école publique unifiée, projet abandonné en rase campagne par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1984. Revenu dans sa Brie natale il demeure un actif militant de l’Ecole Emancipée mais se tourne de plus en plus vers le monde associatif de l’éducation populaire. Il termine sa carrière professionnelle dans le Val de Marne comme animateur aux Francas (francs et franches camarades) avec la même envie de transmette ses valeurs émancipatrices à la jeunesse.

A la recherche d’un nouveau parti des travailleurs et des exploités

Avec courage, l’auteur nous fait également part de son expérience d’entrisme au sein du parti socialiste. A la demande de la LCR il rejoint les rangs du courant chevènementiste Socialisme et République en Seine et Marne et devient, à ce titre, membre du bureau fédéral du PS 77 entre 1988 et 1991. Il s’engage corps et âme dans la lutte contre la guerre du Golfe, tente d’entrainer les militants PS sur sa ligne avant de rallier le MDC crée par JP Chevènement en 1993. Il rompra vite avec le mouvement qui se perd bientôt en tentant de rallier « les républicains des deux rives ». Sa rupture avec la LCR est consommée en 2001 après la scission de l’Ecole Emancipée. Après un court passage au Parti de gauche, Jean-François milite désormais au Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), petit mouvement trotskiste très implanté dans le mouvement syndical. Mais là n’est plus l’essentiel de l’activité militante de notre camarade.

Avec le peuple au quotidien

En 2003, à l’heure de retraite il a créé, avec d’autres bénévoles, l’association Familles Laiques de Vaux le Pénil. En dix ans la structure s’est ancrée dans le paysage local en proposant des cours d’alphabétisation, de l’aide aux devoirs et des permanences « surendettement » dans tous les quartiers de l’agglomération melunaise. Le droit au logement et le refus des expulsions locatives est également une priorité dans l’action militante de Jean-François. Etre avec le peuple et organiser son combat sur des bases unitaires et laïques pour disputer le terrain aux mouvements religieux réactionnaires est devenu une des plus fermes convictions de Jean-François ces dernières années. C’est guidé par cette idée qu’il est élu à Vaux le Pénil sur la liste de gauche de Pierre Herrero, qui signe une belle postface à l’ouvrage, où il œuvre au développement des associations de la ville.

 

Ce livre est un témoignage éclairant sur une vie de combats pour une société égalitaire et démocratique en même temps qu’une volonté de transmettre le flambeau aux jeunes générations. J’ai moi-même côtoyé Jean-François ces dernières années et j’ai aimé sa passion, son énergie, son envie de changer le monde. Fermant l’ouvrage et songeant à notre camarade toujours actif pour faire reculer l’injustice ce sont les mots de Victor Hugo qui viennent à l’esprit lorsqu’il déclara en 1849 : « je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli ».

Julien GUERIN

Lire : Jean-François Chalot, Un itinéraire militant, le Scorpion brun, 8€

 

 

28/05/2015

Forum européen des alternatives - 30 et 31 mai 2015 - Place de la République

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Le programme des deux jours (format .pdf).

25/01/2015

Victoire de SYRIZA en Grèce : la lutte contre l'austérité prend une dimension nouvelle

SYRIZA.pngNous saluons la victoire de SYRIZA en Grèce lors des élections législatives. Après cinq années d'échecs de la politique d'austérité menée par les socio-démocrates et la droite, qui ont plongé les Grecs dans les affres de la pauvreté et du chômage, qui ont détruit des pans entiers des services publics, qui ont poussé à vendre à vil prix les infrastructures publiques à des intérêts privés, sans pour autant accomplir aucun de leurs objectifs proclamés, cette victoire électorale est une bouffée d'air frais pour le peuple grec, qui sort enfin la tête de l'eau et peut recommencer à espérer.

Mais les enjeux de cette victoire dépassent les frontières de la Grèce. Avec la victoire de SYRIZA, pour la première fois, la gauche radicale parvient au gouvernement dans un état européen. Si la tâche à accomplir est immense et les obstacles nombreux, elle inaugure cependant une nouvelle séquence de la vie politique sur le continent européen. Déjà, les regards nombreux se tournent vers l'Espagne, où Podemos et Izquierda Unida pourraient créer la surprise, vers le Portugal, vers l'Irlande, ou encore vers... la France.

Partout en Europe, la lutte que mène la gauche qui n'a pas honte de son identité et a le courage de ses convictions contre les politiques d'austérité et leur cortège de détresse sociale vient de prendre une nouvelle dimension. La victoire de SYRIZA rend le changement possible dans tout le reste de l'Union Européenne.

 

En France, la gauche l'a emporté en 2012, et si le chemin emprunté depuis lors par le gouvernement va à l'encontre de la volonté de la grande majorité des électeurs qui l'ont mise aux responsabilités, une majorité conforme aux aspirations populaires est toujours possible. Plutôt que de s'enferrer dans une logique de capitulation devant le patronat et l'orthodoxie budgétaire et économique, en maintenant une ligne politique qui contredit un à un tous les combats de la gauche, ce qui lui vaut une animosité croissante dans ses propres rangs dont le phénomène des "frondeurs" du Parti Socialiste et le départ d'Europe Écologie Les Verts du gouvernement sont la manifestation, proprement inédite dans notre histoire, le président de la République et son gouvernement peuvent s'appuyer sur la majorité de gauche élue le 17 juin 2012, avec et y compris les députés du Front de Gauche, pour mener une politique répondant aux besoins des Françaises et Français.

Que la volonté s'en manifeste à la tête de l'état ou non, les rapprochements en vue de former une majorité de gauche pour mener une politique de gauche ont lieu. Ils trouvent dans la lutte contre l'austérité leur terreau. SYRIZA fait la démonstration que cette volonté peut et doit servir d'aiguillon à une politique de gauche digne de ce nom. Ses soutiens en France, qui se retrouvent dans toutes les familles politiques de la gauche, l'ont compris.

 

L'alternative à gauche ne saurait cependant se limiter à un rapprochement partidaire et parlementaire, si fondé soit-il. C'est d'abord et avant tout des citoyens qui se sentent une conscience de gauche qu'elle s'élaborera. L'initiative des Chantiers d'Espoir va dans le bon sens, mais il faut également une mobilisation dans les luttes contre l'austérité.

À cet égard, la grande bataille du moment est celle contre le projet de loi Macron. Des convergences impensables il y a seulement un an ont déjà lieu en ce moment-même sur le sujet. La lutte contre ce projet destructeur et mortifère est aujourd'hui fondamentale ! Il s'agit de contrer la pointe avancée du libéralisme et des reculs sociaux au nom d'une "efficacité économique" jamais démontrée.

En prenant part demain lundi 26 janvier à la manifestation initiée par l'inter-syndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, nous fournirons la démonstration que l'unité de la gauche peut se faire sur la base de la lutte contre l'austérité et pour le progrès humain et social.

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Tous dans la rue demain !

 

Alexis Martinez,

République et Socialisme 77

17/11/2014

Entretien de Gérard Filoche avec L'Humanité sur les Prud'hommes et le Code du travail

Le 10 novembre, L'Humanité interrogeait Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, membre du Bureau National du PS, membre du courant Maintenant la Gauche, directeur de rédaction de la revue Démocratie & Socialisme. Interrogé sur les Conseils de Prud'hommes, la suppression prochaine (passage du texte à l'Assemblée Nationale le 20 novembre) des élections prud'homales et le Code du travail, il a livré des réponses éclairantes témoignant de l'importance pour les millions de salariés de notre pays de préserver la démocratie sociale et de l'étendre, contrant vivement les faux arguments des libéraux.

 

Première partie : ce qu'il faut savoir sur les Conseils de Prud'hommes

 

Deuxième partie : supprimer les élections prud'homales est une atteinte à la démocratie

 

Troisième partie : il faut défendre le Code du travail comme la prunelle de nos yeux

07/11/2014

70ème anniversaire de la Libération : 3 soirées documentaires/débat dans le 77

Alors que nous fêtons cette année le 70ème anniversaire de la Libération, le gouvernement poursuit le détricotage des acquis sociaux obtenus grâce à l'engagement sans faille dans la Résistance de très nombreux militants progressistes, notamment communistes. Afin de contribuer, à son échelle, à la lutte contre les régressions sociales et les déformations historiques, le PCF des cantons de Torcy et de Noisiel organise trois soirées de débat autour de la projection de trois documentaires portant sur la Résistance et le programme du Conseil National de la Résistance.

 

A l’heure d’un acharnement sans précédent contre notre système de protection sociale et contre les droits des salariés sous réserve « d’économies » et de « compétitivité », mais aussi d’une réécriture toujours plus poussée de notre histoire sociale et politique, il nous est apparu urgent de rétablir, à notre niveau, certaines vérités.

C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Libération, nous proposons du 13 nov. au 2 déc. un cycle de trois projections de documentaires suivies de débats, à Torcy, Noisiel-Lognes et Bussy-Saint-Georges, sur le thème de la Résistance et du programme du CNR mis en œuvre à la Libération (voir l’invitation en pièce-jointe).

Nous invitons le plus grand nombre à participer à ces soirées s’inscrivant dans la défense et la revendication des nos acquis sociaux, payés au prix fort par les générations précédentes, et à relayer très largement cette invitation autour de vous.


Rappel des dates :

  • jeu. 13 nov. 20h, Petit-Théâtre de l’Arche à TORCY : « Les Jours Heureux » de Gilles Perret
  • mer. 19 nov. 20h, salle du Buisson St. Antoine à NOISIEL : « La traque de l’affiche Rouge » de Jorge Amat
  • mar. 2 déc. 20h, salle Lucie Aubrac à BUSSY-St.-GEORGES : « Faire quelque chose » de Vincent Goubet

 

Ci-joint, le document d'invitation, avec résumé des trois documentaires.

Invitation Projections-débats.pdf