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11/05/2016

Publication de Député, et alors !!!, par Jean-Pierre Fourré

Peut-on vraiment échapper à l’attrait du Pouvoir, celui qui permet de se considérer comme «supérieur aux autres», d’« avoir réussi», d’«être le plus fort» ?

La réponse positive de Jean Pierre Fourré n’est pas une simple affirmation de principe. En nous transportant dans son quotidien, il nous plonge dans ces situations de Pouvoir auxquelles il ne s’attendait pas.

Salarié d’une petite entreprise il se retrouve à présider les séances de l’Assemblée Nationale pour connaître douze années après les lendemains de la défaite.

A travers des anecdotes il révèle son côté humaniste.

Chaleureux, souvent émouvants ses écrits ne négligent pas ses choix, son engagement.

En vente 10 euros www.editionsdematignon.com

20/09/2014

Il y a 222 ans, Valmy : vive la Nation !

Parmi les dates fondatrices de l'idéal républicain, il y en a peu qui aient autant d'impact et de sens que celles des 20, 21 et 22 septembre 1792. La victoire de Valmy, première victoire française depuis le début de l'invasion de la France par la coalition austro-prusienne, a eu lieu la veille de la réunion de la Convention Nationale, qui a aboli la royauté le 21 et proclamé la République le 22.

Cet événement inaugura une nouvelle période pour la France et les Français, l'appartenance au corps national prenant le pas sur les fidélités de personne de l'Ancien Régime, tandis que la République, proclamée une et indivisible, accomplissait vaille que vaille l'émancipation du peuple. Le cri de "vive la Nation !", jusque là associé à la sédition, devenait le cri de ralliement des citoyens luttant pour la liberté, l'égalité et la fraternité.

 

La bataille de Valmy est le symbole de ce moment où le peuple, jusque là l'oublié de l'histoire, conscient de sa propre existence et de sa force, est devenu la Nation et a balayé les reliquats de l'ancien monde. "L'armée des savetiers" que raillaient les aristocrates a vaincu l'armée de ceux qui entendaient mettre les Français au pas pour avoir conquis leur liberté en chassant du trône Louis le dernier.

L'irruption du peuple en politique, hors des cantonnements aux rôles subalternes que les autoritarismes de tous poil ne cessent de lui assigner, est une lame de fond irrésistible. Aujourd'hui, alors que nous vivons une période de profond mépris du peuple de la part de responsables publics se prenant pour des dirigeants, alors qu'une nouvelle aristocratie de l'expertise et de la richesse défend à toutes forces les instruments de sa domination, alors que notre régime prétendument républicain fait chaque jour la démonstration de son caractère monarchique et autoritaire, un sursaut du peuple est plus que jamais nécessaire.

 

Que le cri de ralliement "vive la Nation !" redevienne le nôtre, il n'a rien perdu de son actualité.

 

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08/09/2014

République et Socialisme à la Fête de L'Humanité les 12, 13 et 14 septembre

République et Socialisme sera présent à la Fête de L'Humanité les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 septembre 2014.

 

Nous vous accueillerons dans notre stand, le numéro 540, situé dans l'avenue Auguste-Delaune, dans l'allée face à l'entrée principale, entre le Forum Social et l'Agora de L'Humanité.

 

Au programme : débats, discussions, vente de livres, café, etc, ainsi que deux conférences :

  • samedi, notre camarade Jean-Pierre Fourré, ancien député et auteur de Et si Jaurès était à l'Élysée ?, donnera une conférence consacrée à l'actualité de la pensée jaurésienne aujourd'hui, axée autour de quatre thèmes principaux : l'éveil des peuples, la République et la démocratie, la laïcité, et l'enseignement.
  • dimanche, notre camarade Luc Schaffauser, secrétaire fédéral CGT du Val d'Oise et secrétaire de la COFICT, donnera une conférence consacrée au mouvement social et à son débouché politique.

 

Nous vous attendons nombreux à ces deux événements !

 

Conférence Humanité Jaurès.png

Conférence Humanité Mouvement Social.png

28/07/2014

10 thermidor : il y a 220 ans les félons exécutaient sans jugement Robespierre et 104 autres révolutionnaires

Nous sommes aujourd'hui le 28 juillet 2014. Suivant la conception classique du calendrier républicain, nous sommes le 10 thermidor an 222. Il y a 220 ans avait lieu le premier d'une longue série de coups d'états institutionnels qui conduisirent la République vers la dictature militaire de Bonaparte puis l'établissement monarchique de l'Empire. Ce que l'historiographie a pris l'habitude de nommer "la chute de Robespierre" a inauguré une ère sombre dans l'histoire de France, une réaction comme on n'en avait jamais observé depuis le début de la Révolution, et dont les marques malheureusement demeurent encore présentes aujourd'hui.

Car si l'histoire officielle s'est rangée aux opinions des thermidoriens, transformant Robespierre en un tyran, en faisant le "Cromwell français", lui imputant la Terreur, elle-même dépeinte comme une abjection, l'idéologie dominante en a de même repris plusieurs de ses fondamentaux. C'est en effet durant cette période de brusque reflux de la vague démocratique qui jusqu'ici avait balayé tous les obstacles dressés sur sa route que se sont imposées des conceptions qui, aujourd'hui encore, gouvernent les consciences et la société toute entière. C'est sous l'égide des réactionnaires thermidoriens que fut érigée l'économie au rang de valeur inaliénable, que fut naturalisée l'inégalité entre hommes et femmes, que naquirent les premières théories racistes, que fut créée la distinction entre souveraineté populaire et souveraineté nationale, que furent vouées aux gémonies les modalités de délibération populaire collective, et tant d'autres choses qui constituent le noyau dur de l'idéologie dominante qui règne actuellement. Le capitalisme à peine naissant s'est développé et épanoui sur ces fondements, il a accru encore les inégalités sociales, il s'est appuyé sur les divisions des travailleurs pour en pousser l'exploitation à son paroxysme.

Rien que du fait que ceux qui le firent exécuter étaient les pires canailles qu'on puisse imaginer, on pourrait rendre justice à Robespierre. Mais sa valeur ne se limita pas qu'à ne pas être une canaille. Les idées mêmes qu'il défendit avec vigueur et sans faiblir durant sa courte existence politique méritent d'être saluées et qu'on persiste à s'y référer malgré l'opprobre imposée par les héritiers de ses ennemis. Son opposition résolue à la peine de mort, sa défense intransigeante du suffrage universel, son opposition irréductible à toute guerre d'agression, sa volonté intraitable de faire triompher le droit sur l'arbitraire, son refus de la résignation à l'ordre établi, tout cela fait de Maximilien Robespierre un grand républicain, digne d'éloge. Il était de plus d'un patriotisme ardent, refusant tout défaitisme même face à la perspective d'un danger imminent, et à l'heure du péril il répondit toujours présent.

Mais plus encore, il fut également un socialiste avant l'heure. Liant étroitement démocratie et émancipation, il professait des idées certes simples aujourd'hui mais qui étaient alors proprement révolutionnaires et qui inspirèrent pendant des décennies les premiers penseurs du socialisme du siècle suivant.

 

Dès son exécution, Robespierre était plus que lui-même. Il était devenu le symbole, l'étendard d'une cause dont les figures étaient multiples. Y sont indissociablement mêlés ceux qui périrent à ses côtés, mais également toutes celles et ceux qui, sans avoir pris part aux événements des 9 et 10 thermidor, reprirent après lui le flambeau, des insurgés du 1er prairial an III (20 mai 1795) à la Conjuration des Égaux de Babeuf et ses camarades, sans oublier toutes les révoltes anonymes qui furent broyées par la brutalité de la réaction, une brutalité sans commune mesure avec celle de la Terreur, mais qui se fit loin des lumières, sans jugements ni condamnations, toujours de manière sommaire et invisible. C'est dans la répression qu'est véritablement né le robespierrisme. Liant pour une même cause des mouvements divers, la répression donna à tous les révoltés un destin commun.

Et si la référence robespierriste a pu se faire discrète après les années 1830, elle n'a jamais disparu, toujours elle est demeurée, car toujours il s'est trouvé des républicains socialistes pour la ramener. Car au fond, le robespierrisme, c'est la lutte pour la République sociale. A l'heure où un gouvernement issu des rangs de la gauche s'attache à détruire et la République et le socialisme, l'affirmation de notre attachement à Robespierre, à ce qu'il fut autant qu'à ce qu'il représente, est une nécessité.

 

Alexis Martinez, République et Socialisme 77

18/07/2014

Communiqué : Sur la situation au Proche-Orient

 

La proposition égyptienne d’un cessez-le-feu n’a pas abouti. Après le refus de la branche militaire du Hamas, Israël a repris le bombardement de Gaza.

Il faut aujourd’hui une action forte des Nations-Unies et de l’ensemble des pays impliqués pour imposer une logique de paix à des belligérants qui s’y refusent.

Pour garantir la sécurité d’Israël, comme l’indépendance du peuple palestinien, il n’y a pas d’alternative à une paix entre deux Etats souverains dans les frontières de 1967 comme le demandait la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU votée le 22 novembre 1967.

Les militants des deux causes doivent être des artisans de la paix, pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

République et Socialisme condamne les exactions et les discours de haines d’où qu'ils viennent et appelle à la solidarité avec le peuple palestinien et au droit du peuple israélien a vivre en paix

A paris le 16 Juillet 2014

 

Contact presse : Jean-Pierre Fourré 0633879842

 

Contact : webmaster@republiqueetsocialisme.fr

Facebook : www.facebook.com/republique.socialisme

Twitter : https://twitter.com/republicetsocia

 

Le communiqué sur le site national de République et Socialisme.

16/06/2014

Faire revivre l'espoir à gauche en s'appuyant sur l'héritage de Jean Jaurès

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Les militants de République et Socialisme 77 se félicitent du succès de la conférence-débat organisée à Melun le vendredi 13 juin. Avec Jean-Pierre Fourré, ancien député de Seine et Marne, auteur d’un petit ouvrage sur Jaurès et membre de la direction nationale de République et socialisme, nous avons tenté de faire revivre, le temps d’une soirée, la pensée et l’action du tribun, tout en les inscrivant dans l'actualité du moment politique que nous vivons. Assassiné il y a cent ans, le leader socialiste doit demeurer une référence pour la gauche française.

Promoteur d’une synthèse originale entre marxisme et République, alliant le souffle émancipateur de la grande Révolution française aux combats de la classe ouvrière en lutte pour sa libération économique, sociale et culturelle, analyser et actualiser la pensée de Jaurès permet, à notre sens, de refonder une gauche digne de ce nom. Après les renoncements du gouvernement devant le MEDEF, la finance et les institutions de Bruxelles il est urgent d’ouvrir des perspectives alternatives à notre camp. Au-delà des aspects historiques et des conflits d’héritages autour du député de Carmaux le débat avec l’assistance, composée de militants politiques et de citoyens ayant le cœur à gauche, a permis de puiser dans le corpus jaurésien des éléments d’unité et d’espoir.

Au terme de la soirée une évidence s’est imposée à tous : il est urgent de redécouvrir Jaurès, ses combats, ses textes et sa riche philosophie, dont l'actualité aujourd'hui est d'autant plus forte qu'ils sont de plus en plus oubliés, même en cette année de célébration de sa mémoire. Cela est d’autant plus nécessaire que République et Socialisme (membre du Front de gauche) inscrit son sillage dans celui de l'artisan de l'unité socialiste en remettant au cœur de la gauche les axes susceptibles de tourner la page de l’austérité : la construction d’une VIème République sociale et laïque, le soutien aux luttes sociales, le partage des richesses en faveur de ceux qui travaillent et la rupture avec une Europe libérale qui broie les souverainetés populaires.

Les militants de République et Socialisme 77 poursuivront inlassablement leur action en gardant à l’esprit une célèbre formule jaurésienne : « l’histoire enseigne la lenteur des grandes tâches mais elle justifie l’invincible espoir ».

Julien GUERIN