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03/11/2015

À Melun, mobilisons-nous pour l'hôpital public !

Communiqué du Comité de défense de l'hôpital de Melun

 

Aujourd’hui l’hôpital Marc Jacquet a une capacité d’accueil de 749 lits.

Le projet, c'est 510 lits au lieu de 749 actuellement.
239 lits de l’hôpital public supprimés !

L’hospitalisation publique perd donc le tiers de ses capacités, faisant peser autant d’inquiétude pour les patients que pour les 2000 membres du personnel.

Alors que la population du département augmente, que les files d'attente chez les médecins libéraux s'allongent.

Qui peut croire un seul instant qu’avec un tiers des lits et des places en moins, il n’y aura pas de graves conséquences autant pour les malades que pour les personnels, en particulier les personnels contractuels ?

Le tapis rouge est déroulé pour le privé.

Le projet d’établissement souligne que le nouvel hôpital sera « le plus grand pôle hospitalier public-privé de France ».
Vraiment ? Le plus grand en perdant des lits ?

Qu’on en juge :
L’hôpital public perd 239 lits ... et les cliniques Saint-Jean-Ermitage installent 224 lits.
Le projet d’établissement ose écrire que « le libre choix du patient sera garanti » !

30 lits publics d’un côté avec des attentes interminables pour avoir une place ; 224 lits privés de l’autre avec des dépassements d’honoraires jusqu’à 50% du tarif de base de la Sécurité Sociale !
Le bloc opératoire appartiendra entièrement à la clinique qui louera à l’hôpital 2 salles d’opération sur les 14 du bloc.

Un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) va être créé pour fermer des lits, des postes et des services en application de la loi Touraine.

Quel est le but du groupement hospitalier de territoire ?
Supprimer les doublons dans les spécialités coûteuses en plateau technique ou en ressources humaines.
Cela a le mérite d’être clair. Si l’hôpital de Melun et celui de Montereau par exemple ont deux services identiques, l’un d’eux devra fermer !
Comme s'il y avait trop d’hôpitaux, trop de lits, trop de services, trop de personnels !

Et au lieu de renforcer l’hospitalisation publique, de créer des services, des lits, des postes pour faire face à ces problèmes, l’Agence Régionale de Santé (ARS) en application des lois Bachelot et Touraine, à l’inverse, ferme services, lits et postes au nom des directives de l’Union Européenne pour faire baisser les dépenses publiques.

Sur les 50 milliards « d’économies » prévus par le Pacte de responsabilité, 10 milliards doivent être pris sur les dépenses de santé ! Cette politique est criminelle.

Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, le projet d’établissement de Melun indique :
« Il est également à noter que le sud du département est un territoire bien desservi, traversé par des autoroutes facilitant l’accès à la capitale ».
Ils préparent la population à accepter d’aller pour beaucoup de pathologies soit à l’hôpital de Corbeil, soit même à Paris.


Exigeons l'abrogation de la loi Bachelot, et le retrait du projet de loi Touraine.



Mais ce n'est pas tout :

Le choix de l'emplacement du futur hôpital de Melun est au moins irréfléchi, sinon carrément criminel.
Parce qu'il s'ajoute un autre risque : à cause des embouteillages de la rocade nord de Melun et de l'entrée de l'autoroute Francilienne, l'endroit choisi pour cet hôpital est l'un des plus encombrés de Melun : en d'autres termes, l'accès des ambulances est très problématique.
Le seul moyen de pallier cette difficulté d'accès est de mettre sur le toit de l'hôpital une base d'hélicoptères (ou de drones ?), comme celle de l'hôpital Henri Mondor à Créteil.

Et alors, il faut finir de raser le bois de Montaigu (un éco-quartier, disaient-ils ?), et insonoriser sévèrement les bâtiments de tout le quartier ...

Mais demander que les concepteurs et les profiteurs daignent tenir compte des conditions de circulation et de vie des habitants, c'est trop ...

 

Publié le 3 novembre 2015

22/09/2014

Contre “l'hôstérité”, c'est nous toutes et tous, personnels, malades et citoyens, qui sommes concernés et devons nous mobiliser.

Paris, le 18 septembre 2014

Communiqué du front de gauche

Le Front de Gauche appelle à se joindre au rassemblement du 23 septembre 2014 à 11h devant le Ministère de la Santé.

Alors que les fermetures de services se multiplient, que les manques de moyens deviennent chroniques, que les réductions de personnels empêchent de plus en plus l'accès aux soins, le prochain budget de la Sécurité Sociale prévoit une nouvelle saignée dans le service public de la santé. Il s'agit de faire 21 milliards d'euros d'économies sur la santé, l’hôpital public et la Sécurité Sociale !

L'accès aux soins est déjà profondément inégalitaire, il est problématique pour la grande majorité de nos concitoyens, que ce soit en milieu rural ou urbain. S'agissant de l'accès au soin, de la qualité du service, de l'accueil des malades, c'est l'humain qui doit prévaloir dans nos hôpitaux et nos maternités, pas les coupes budgétaires ni les perspectives de profit.

Les malades ne sont pas des fauteurs de déficit, mais des personnes qui ont le droit de recevoir des soins appropriés. La Sécurité Sociale n'est pas un luxe onéreux, mais une nécessité. Les personnels de santé ne sont pas un coût, mais des professionnels qui ont besoin de conditions de travail dignes.

C'est pourquoi le Front de Gauche s'associe et appelle au rassemblement du 23 septembre 2014 à 11h devant le Ministère de la Santé initié par la Convergence des hôpitaux en lutte contre “l'hôstérité”.