Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/11/2016

La relaxe pour Jean François Chalot ! Communiqué du comité de défense de l'hôpital de Melun

C’est avec stupéfaction que le Comité de défense de l’hôpital de Melun a appris que Jean François Chalot, l’un de ses membres, était convoqué le jeudi 10 novembre devant le tribunal correctionnel de Melun suite à une plainte déposée par le directeur du centre hospitalier Marc Jacquet.

Qu’est-il reproché à Jean François Chalot ? D’avoir mis en relation deux faits qui se sont déroulés dans la même période : la mort d’un SDF dans sa voiture garée sur le parking de l’hôpital et l’inquiétude affichée publiquement par le directeur de l’hôpital de voir des SDF squatter des bâtiments du centre hospitalier.

Le comité de défense de l’hôpital de Melun combat depuis des années :
- contre la privatisation de la chirurgie dans la cadre de la plateforme public-privé avec la clinique Saint Jean,
- pour que l’hôpital reste un hôpital de plein exercice 100% public avec tous ses services,
- contre les fermetures de services, de lits et de postes,
- pour que les lois Bachelot et Touraine soient abrogées.

Les pouvoirs publics, les autorités de tutelle sont restées insensibles aux milliers de signatures réunies par le comité de défense.
Et aujourd’hui, l’un de ses militants est traîné devant les tribunaux pour un billet d’humeur dont les faits qu’il relate ne peuvent être contestés !

Le comité de défense assure Jean François Chalot de son soutien.
Pour le comité, il n’y a qu’une exigence conforme à la justice : la relaxe totale de notre camarade.

Melun, le 3 novembre 2016

02/05/2016

Bénédicte Monville : « TAFTA est une atteinte à la démocratie »

Bénédicte Monville.png

Bénédicte Monville est conseillère municipale d'opposition à Melun et a été élue conseillère régionale EELV sur la Seine-et-Marne. Avant les élections régionales, elle nous avait accordé cet entretien.

 

Quel sens donnes-tu au récent vote du conseil municipal de Melun contre le traité transatlantique ?

Je suis très heureuse de ce vote, qui fut une surprise. Je ne m'y attendais pas du tout. Nous avions déjà déposé deux vœux que le maire avait refusés de soumettre au vote du conseil municipal. Cette fois-ci non seulement il a accepté mais le conseil a adopté le vœu à l'unanimité. Pour moi c'est une vraie satisfaction. C'est la preuve que notre travail dans l'opposition n'est pas vain et que, dans une certaine mesure, la majorité reconnait que les sujets que nous portons valent la peine d'être écoutés. Le maire a justifié son choix d'accepter notre vœu en disant que TAFTA porterait atteinte à la liberté des communes de décider pour elles-mêmes. Il avait bien lu mon argumentaire qu'il a repris. Ma première satisfaction c'est ce dialogue malgré des options idéologiques très différentes.

 

En tant qu'élue, militante et citoyenne de gauche quel danger souhaites tu pointer à travers ce vœu ?

TAFTA/TTIP et d'une manière générale tous les traités de libre-échange constituent une atteinte à la démocratie. Ils empêchent l'exercice des souverainetés populaires. Les décisions des assemblées représentatives pourront être remises en causes par des tribunaux privés. Si une commune décide de privilégier un approvisionnement local pour ses cantines, une entreprise américaine qui se considère lésée pourra attaquer la commune devant un de ces tribunaux d'arbitrage et faire échec à la volonté communale. Nous avons déjà plusieurs exemples. Véolia, la multinationale française de l'eau, a attaqué la ville d'Alexandrie dont elle distribue l'eau après que le gouvernement égyptien ait voté un salaire minimum. Ce que Véolia considérait comme contraire à ses intérêts. Au Québec aussi suite au moratoire contre l'exploitation des gaz de schiste qu'il avait adopté, le gouvernement de la province a été attaqué par une compagnie gazière qui lui a réclamé 250 millions de dommages et intérêts au nom du traité de libre-échange qui unit les États Unis et le Canada. En Seine et Marne, le danger du pétrole de schiste et de la fracturation hydraulique est réel et les compagnies pétrolières s'organisent déjà. La totalité du territoire est aujourd'hui concerné par des permis d'exploration. Or si dans les milieux militants ces questions sont débattues elles sont quasiment absentes du débat public et très peu relayées par les médias dont la plupart appartiennent maintenant aux entreprises du grand capitalisme celles-là mêmes qui ont intérêt à l'adoption de ces traités. Le conseil municipal est un lieu où poser le débat en espérant que les citoyen-e-s de notre ville entendent.

 

Une mobilisation à l'échelle locale sur cette question te semble-t-elle possible ?

Je crois que les gens sont très mal informés et que beaucoup d'entre nous découvrirons le scandale quand nous serons directement touchés. Nous avons peu de leviers comme je l'ai dit précédemment. Cela n'empêche pas que pour nous qui sommes informé-e-s il est indispensable de continuer à poser le problème sur la place publique et alerter le plus possible.

 

19/03/2016

Pétition : pour le maintien de la gratuité des transports scolaires en Seine-et-Marne

La nouvelle majorité du Conseil départemental de Seine-et-Marne vient de mettre fin à la gratuité du transport scolaire.

Ainsi, est supprimée une disposition solidaire qui soutenait les familles dans un département francilien en grande partie rural.

Et cette décision intervient lors du vote du budget 2016 où, dans le même temps, cette majorité augmente les impôts départementaux de 15%.

Il s’agit donc d’une double peine pour les familles seine-et-marnaises et d’une rupture de l’égalité entre les territoires du département.

Marianne Margaté et Bernard Corneille, Conseillers départementaux d’opposition, demanderont lors du vote de la première décision modificative budgétaire au mois de juin, l’abandon de cette mesure insupportable.

Soutenez leur action en signant massivement cette pétition.

 

Les conséquences pour les familles

  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte Imagine’R : 174,90€  → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 341,90€
  • Pour un collégien qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un élève du primaire qui utilisait la carte scolaire bus : 12€ → 191,90€
  • Pour un lycéen qui utilisait la carte Scol'R : 12€ → 150€
  • Pour un collégien ou un élève du primaire qui utilisait la carte Scol’R : 12€ → 100 € 

01/03/2016

APPEL de MILITANTS DE GAUCHE ET ÉCOLOGISTES DE L’AGGLOMERATION DE MELUN POUR LE RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

L'avant-projet de loi présenté par la ministre du travail Myriam El Khomri constitue une grave remise en cause des droits des salarié-e-s, une véritable déclaration de guerre au monde du travail en même temps qu'un terrible retour en arrière. Plafonnements des indemnités à 15 mois de salaires pour les travailleurs licenciés, temps d'astreinte décomptés du temps de repos, possibilité de faire travailler les apprenti-e-s 10 heures par jour et 40 heures par semaine et les salarié-e-s 60 heures hebdomadaire (sans possibilité de refus), moindre majoration des heures supplémentaires, disparition des jours accordés en cas de décès d'un proche...

Les principales dispositions de ce projet aboutiront à une destruction du code du travail au seul profit du patronat qui applaudit d'ailleurs cette réforme. Le projet du gouvernement serait une rupture dans la hiérarchie des normes en prévoyant la possibilité d'accords d'entreprises contournant les organisations syndicales et qui prévaudraient sur la loi. Les salarié-e-s ne seraient, pour ainsi dire, plus protégé-e-s.

Après les 41 milliards du pacte de responsabilité distribués aux grandes entreprises, financés par une baisse dramatique des dépenses publiques, et sans aucun effet sur l'emploi, après la loi Macron facilitant le travail du dimanche, instituant des transports pour riches et pauvres, après l’état d’urgence et la déchéance de nationalité, la coupe est pleine : trop c'est trop !

 

Nous appelons à une large mobilisation sociale et politique pour obtenir le retrait de ce projet dangereux pour nos droits en signant la pétition en ligne (https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci) ainsi que toute autre pétition allant en ce sens et en participant à la construction d'un mouvement associant toutes celles et ceux qui veulent défendre un droit du travail protecteur pour tous les salarié-e-s. Nous ne sommes pas dupes du report temporaire de la loi par le gouvernement et restons mobilisés et vigilants.

Nous prendrons, dans les semaines qui viennent, des initiatives locales en ce sens et appelons dores et déjà à participer aux manifestations syndicales qui exigent le retrait du projet de loi dès le 9 mars avec la perspective d’une grève générale si nécessaire.

 

Bénédicte Monville (EELV, Melun), Pierre Carassus (Gauche Républicaine, Vaux le Pénil), Thomas Guyard (PCF, Melun), Nicolas Alix (PS, Dammarie les Lys), Jean-Louis Masson (PCF, Vaux le Pénil), Farida Atigui (Front de gauche, Melun) Patricia Rouchon (PCF, Vaux le Pénil), Régis Dagron (PCF, Livry sur Seine), Jean-François Chalot (POID, Vaux le Pénil), Margot Cimic (PCF, Dammarie les Lys) Sandro De Cecco (Parti de gauche, Melun), Julien Guérin (République et socialisme, Vaux le Pénil), Vincent Benoist (PCF, Dammarie les Lys), Yves Rémy (PCF, Melun)

23/02/2016

Communiqué ADECR77 de soutien à Claude Jamet

L'Association des Élus Communistes et Républicains de Seine-et-Marne, ADECR77, a publié le communiqué suivant, de soutien au maire de Bagneaux sur Loing Claude Jamet. Les militants de République et Socialisme en Seine et Marne s'y associent et appellent à ce qu'il soit le plus largement diffusé possible. Nous appelons de même à diffuser le plus possible la pétition de soutien à Claude Jamet.

Le communiqué :

 

Mis en examen pour entrave à la liberté des enchères
alors qu'il défendait l'emploi sur sa commune

Soutien à Claude Jamet, maire de Bagneaux sur Loing


Claude Jamet, maire de Bagneux sur Loing, a été mis en examen pour avoir voulu soutenir et défendre l'emploi de 212 salariés de la société Prevent Glass, sous-traitant de Volkswagen, qui fabriquait les vitres latérales et lunettes arrières de la Golf VI et de la Polo sur sa commune. Il sera jugé le 14 mars prochain au tribunal de Fontainebleau pour entrave à la liberté des enchères, violence et voie de fait et encourt pour cela six mois de prison et 22 000€ d’amende. Les élus communistes et républicains du département lui apportent tout leur soutien.


Le 20 novembre 2012, Claude Jamet s’est enchaîné devant les portes du poste de garde de l'usine afin de protester contre la mise en vente du matériel, une semaine avant une réunion prévue par la préfecture pour envisager une solution de continuité. Une action symbolique pour défendre l'un des derniers symboles de l'activité verrière historique de la région de Nemours.
Sur ce dossier, le maire de Bagneaux-sur-Loing peut compter sur la solidarité des élus communistes qui se sont rendus sur le site de l'usine à plusieurs reprises et participé notamment à la grande marche pour défendre l'usine et ses emplois qui avait rassemblé plus de 1000 personnes le 14 avril 2012. Or, alors qu'une étude mandatée par le conseil régional d'Île-de-France et le conseil général de Seine-et-Marne concernant la reprise de l'activité verrière sur le site de l'usine Prevent Glass de Bagneaux sur Loing était sur le point d'être publiée, les machines de l'usine étaient mises aux enchères par le liquidateur judiciaire le 20 novembre 2012. Ce jour là, Claude JAMET a voulu défendre l'intérêt de sa ville, de ses administrés comme ceux des salariés sacrifiés sur l'autel de la financiarisation de l'économie.
Selon les termes du procureur de la République, le maire de Bagneaux a « empêché physiquement l’accès aux locaux au commissaire-priseur et aux éventuels acheteurs, l’accès n’étant finalement rendu possible que par l’intervention des forces de l’ordre », rendant « insuffisantes » les conditions de sécurité « pour permettre la vente ». L'élu risque six mois de prison, 22 500 € d’amende et l’inéligibilité.


Son geste ne mérite certainement pas l'indignité d'une condamnation mais au contraire des félicitations pour sa défense sans faille de l'intérêt général, mission première de tout élu de la République.


Après la criminalisation des syndicalistes, il faut également rejeter la criminalisation des élus qui portent haut les valeurs de notre démocratie.


C'est pour cette raison qu'une délégation de l'Adecr77 sera présente au tribunal de Fontainebleau afin de soutenir Claude Jamet et demander l'arrêt de toute poursuite. Elle sera conduite par Marianne Margaté, conseillère départementale, Michel Billout, sénateur et maire de Nangis et Sylvie Fuchs secrétaire départementale du PCF et Conseillère régionale.


Les élus communistes et républicains vous appellent à être présents nombreux, lundi 14 mars prochain à 9 h 30 devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau pour soutenir Claude JAMET.


ADECR 77 – Espace liberté, 264 rue de la justice. Vaux-le-Pénil. Boite Postale 118. 77004 Melun cedex.


Site internet : http://elus77.elunet.fr. Mail : adecr77@gmail.com


Association des élus communistes et Républicains de Seine-et-Marne

14/02/2016

Soutien à Claude Jamet, maire de Bagneaux sur Loing !

Le 20 novembre 2012, et alors qu'une étude mandatée par le conseil régional d'Île-de-France et le conseil général de Seine-et-Marne concernant la reprise de l'activité verrière sur le site de l'usine Prevent Glass de Bagneaux sur Loing était sur le point d'être publiée, les machines de l'usine, qui avait licencié 219 salariés à sa fermeture le 18 mai, étaient mises aux enchères. Le maire de la petite commune de l'agglomération de Nemours, Claude Jamet, en signe de contestation de cette mise aux enchères à peine une semaine avant que puisse être discuté l'avenir du site, s'était alors enchaîné devant les portes du poste de garde de l'usine. Une action symbolique qui avait permis d'attirer l'attention des médias sur le sort de cette usine, l'un des derniers symboles de l'activité verrière historique de la région de Nemours, mais n'avait pas pu empêcher la mise aux enchères du site.

Menacée dans un premier temps suite à l'achat par un marchand de biens qui souhaitait découper le site en morceaux, l'usine a été sauvée par l'intervention de Claude Jamet, qui a convaincu des entrepreneurs locaux de surenchérir pour valoriser le site dans d'autres activités, notamment la location de véhicules industriels et la construction de maisons à ossature bois. En s'investissant sans compter pour la sauvegarde de l'activité dans sa ville de 1 700 habitants, Claude Jamet a démontré qu'il était habité par la volonté de permettre à Bagneaux sur Loing d'échapper au destin de ville-dortoir qui touche déjà tant de petites villes et villages en Seine-et-Marne.

Pour avoir voulu retarder la mise aux enchères des machines d'un site dont l'avenir n'était pas encore écrit, Claude Jamet a été mis en examen pour entrave à la liberté des enchères suite à une plainte déposée par le liquidateur judiciaire du site, dont l'action et les méthodes ont été très vivement contestées par les anciens salariés de l'usine.

 

Pour les militants de République et Socialisme en Seine-et-Marne, Claude Jamet n'a, dans cette affaire, rien fait d'autre qu'agir dans l'intérêt de sa ville et de ses administrés. Son action pour valoriser un site industriel majeur, organiser sa reconversion en bonne intelligence avec les entrepreneurs locaux et préserver l'emploi dans le sud Seine-et-Marne devrait au contraire être saluée. C'est pourquoi nous vous invitons à le soutenir en signant cette pétition.