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12/11/2013

Le Front de Gauche appelle à une marche le 1er décembre

Communiqué du FdG :

Contre l’injustice fiscale et sociale, le Front de Gauche appelle à une grande marche le dimanche 1er décembre à Paris pour une révolution fiscale, la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA. Cette marche se dirigera vers le « portique » de Bercy, symbole de la politique du gouvernement Ayrault plus favorable au Medef et à la finance qu’aux salariés et à la grande masse de la population.

Cette manifestation aura lieu au moment du vote du budget d’austérité auquel nous nous opposons. Cette politique continue à entraîner le pays dans la stagnation économique, elle amène toujours plus de chômage et de licenciements. Après Sarkozy, elle aggrave l’injustice fiscale en augmentant les impôts pour la grande majorité de la population tout en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant la destruction des services publics et de la protection sociale. C’est inacceptable et cela bafoue le principe républicain d’un impôt juste. La hausse de la TVA prévue le 1er janvier en est l’exemple le plus scandaleux puisque prévue pour pallier une partie des 20 milliards d’Euros accordés au patronat sans aucune conditionnalité. C’est pourquoi nous exigeons son annulation immédiate.

La colère populaire contre les conséquences de l’austérité est juste et légitime. La droite, le Medef, l’extrême droite essaient aujourd’hui de la dévoyer. Leurs objectifs n’ont rien à voir avec les intérêts du peuple : il ne faut pas les laisser faire.

C’est pourquoi le Front de gauche conçoit cette initiative comme la plus ouverte possible. Il appelle en conséquence tous ceux et celles, organisations et personnalités, qui refusent cette politique socialement et écologiquement désastreuse à prendre des initiatives localement et à faire de cette marche la leur. Nous sommes donc disponibles à la préparer ensemble.

Il est temps pour ceux qui ont voulu la défaite de Nicolas Sarkozy et enragent de voir sa politique continuer à être appliquée, de se mobiliser le plus largement possible dans l’unité.

 

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05/11/2013

En 2014, on fêtera le centième anniversaire de l'impôt sur le revenu !

L'année qui vient sera le 100ème anniversaire d'un élément essentiel de la République sociale : l'impôt sur le revenu. Le bimestriel indépendant mais engagé Fakir a, à cette occasion, publié un petit historique dont la lecture est vivement conseillée à toutes et tous.

Décrié, combattu, paré de tous les défauts et de tous les catastrophismes, l'impôt sur le revenu fut pourtant une idée populaire, réprimée par la mitraille mais revenant sans cesse, jusqu'à finalement s'imposer à l'aube de la Grande Guerre, en 1914, d'abord comme un supplément d'âme des plus riches, puis devenant enfin part intégrante de notre fiscalité. Après un demi-siècle de retard sur presque tous les pays d'Europe !
Aujourd'hui, l'impôt sur le revenu a mauvaise presse. Visible, il est facile pour les antifiscalistes de mobiliser contre lui, et les gouvernements lui préfèrent de loin les impôts indirects, certes moins justes et plus inégalitaires mais ô combien moins visibles. Il n'en est pas moins le cœur de ce que doit être une fiscalité républicaine sociale.

Le Front de Gauche l'a toujours placé au cœur de la révolution fiscale que le pays attend. Le programme L'Humain d'Abord, défendu lors de l'élection présidentielle par Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives par nos candidats communs, rompait avec la logique de perte du caractère progressif de l'impôt sur le revenu en créant neuf nouvelles tranches. Il renouait avec l'audace des Conventionnels de 1793 en proposant d'instaurer une limite au revenu annuel, à 360 000 € annuels.
Depuis maintenant trois décennies, les capitalistes ont fait triompher leurs vieilles lubies du XIXème siècle. Ainsi que le révèlent les travaux de Thomas Piketty, l'impôt est devenu en France globalement dégressif pour les plus riches. Cette situation ubuesque s'explique par l'adoption par les gouvernements successifs de
théories économiques guidées par les préjugés plutôt que par l'observation et la déduction. De crédits d'impôts en boucliers fiscaux, de niches fiscales en dispositifs exceptionnels, c'est à la fois le niveau de l'impôt qui a été abaissé pour les plus privilégiés et l'universalité de l'impôt sur les revenus qui a été remise en question.

Oui, une révolution fiscale est plus que jamais nécessaire !

François Hollande la promettait en janvier 2012 au Bourget. Moins d'un an plus tard, le fraudeur fiscal Jérôme Cahuzac, alors ministre du budget, l'annonçait faite dans les mesurettes gouvernementales. Une gigantesque arnaque pour les Français. La France n'a pas besoin d'une n-ième usine à gaz s'ajoutant à la strate désordonnée et poreuse des multiples dispositifs existant. Une remise à plat s'impose. Un nouvel impôt sur le revenu, fondé sur les principes de la justice sociale, doit voir le jour. Il ne faut céder sur rien aux privilégiés qui s'organisent pour rendre illégitime jusqu'à l'idée d'impôts.
La France a connu dans les années 1950 à 1980 un mouvement antifiscaliste à la fois radical et violent. Aujourd'hui, le mouvement des "bonnets rouges", détournement par la FNSEA et la grande distribution - alliées pour l'occasion - de la légitime colère des bretons contre les licenciements et les fermetures d'usines, est peut-être l'embryon d'une nouvelle campagne antifiscaliste.

Il faut tenir bon la barre et ne pas se laisser embrigader dans cette "contestation" menée dans l'intérêt de l'oligarchie.